Paul Guillon : la simplicité d’un curé

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Paul Guillon,
la simplicité d’un curé

Homme du sud de la Vienne, le curé de Chatain était né à Adriers en 1988. Arrêté le 7 mars 1941, il sera à son retour de déportation de Diez an der Lahn le prêtre le plus décoré de la Vienne. Voici la description qu’en donne Henri Moreau « Ses rapports avec les Allemands étaient en apparence excellents. Il pouvait les recevoir chez lui et leur offrir un ballon de rouge. Il surveillait les mouvements dans le pays. Il avait obtenu par un paysan un laisser-passer qu’il utilisait pour conduire les gens à travers champs. Sous prétexte d’un enterrement, il faisait passer les gens derrière le corbillard car Chatain était en zone libre et Pleuville son autre paroisse en zone occupée »

Difficile de raconter toutes les anecdotes, l’une d’entre elles se passe dans les années 1970. Pour les vœux du préfet, le curé part à Poitiers. A 10 heures du soir, le préfet s’inquiète de le voir rentrer avec sa petite voiture par des routes tortueuses. Il renâcle et finit par accepter la proposition de se faire reconduire. Arrivé à Civray, il demande au chauffeur de le déposer chez un de ses neveux. Une fois accueilli par son parent alors que la voiture repart à Poitiers, il dit « Tu ne peux pas t’imaginer. Le préfet à voulu me ramener chez moi. Mais ma voiture est restée à Poitiers. Tu vas me déposer là-bas pour que je puisse prendre ma voiture et aller chez moi. » Et le neveu fit le nécessaire.

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