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    LE COQ RETROUVE LE SOMMET DE NOTRE-DAME !

      Un coq mal en point

    Le clocher de l’église Notre-Dame de Niort est l’objet de toutes les attentions depuis le début des travaux, il y a un an. La restauration de la flèche, qui s’achève actuellement, est la première phase d’une restauration « de longue haleine » (cf. https://www.vivre-a-niort.com/actualites/dernieres-infos/notre-dame-une-restauration-de-longue-haleine/index.html).

    « Maintes fois touchée par la foudre et fragilisée par les tempêtes, maintes fois réparée, la flèche a de nouveau besoin d’une restauration. Le paratonnerre, le coq et la croix seront déposés, le paratonnerre pour être mis en conformité, le coq et la croix pour être restaurés. Les 25 derniers rangs de pierre seront démontés, les éléments détériorés seront consolidés ou remplacés. Les maçonneries sculptées, altérées par le vent, le ruissellement ou le gel, seront reconstituées. Le cerclage métallique qui ceinture la partie haute de la flèche a rouillé. Il sera changé par un cerclage en inox. À l’intérieur, de nouveaux planchers techniques destinés à faciliter l’entretien seront installés. Toutes les baies seront fermées par des grillages pour empêcher l’intrusion des volatiles. »

    Le 18 juillet 2025, lors d’une première visite de chantier, le coq avait été dévoilé au grand public. Chacun avait pu constater, notamment, quelques trous dus à des tirs sur ce coq. Restauré par l’entreprise DAGAND un long travail de restauration a alors débuté.

      Le coq restauré, a été béni ce dimanche 29 mars 2026, jour des Rameaux

    Le dimanche des Rameaux, le curé de la paroisse a béni ce coq, avec la même formule que celle utilisée pour la bénédiction du coq de Notre-Dame de Paris :

    « Bénis ce coq, symbole du veilleur annonçant l’aurore et le jour de la Résurrection, reflets de la lumière qu’est le Christ »

    Prière avant le retour du coq dans le clocher de Notre-Dame à Niort

    L’homélie du Père Julien s’est justement appuyée sur cette image du coq qui annonce un jour nouveau. En ce sens, il a prêché en rappelant que « par son chant, le coq ne condamne pas Pierre, il annonce qu’un jour nouveau se lève sur sa vie : Dieu, encore et toujours, lui fait confiance ».

    « Il semble que, depuis le pontificat de Nicolas 1er (vers 850), des coqs soient érigés aux sommets de nos églises. Pas seulement pour rappeler notre identité française au prétexte que le mot latin « gallus » traduise les mots « gaulois » et « coq », mais surtout pour éveiller nos consciences à une nouvelle vie possible, en chacun de nous. Pierre a renié, mais il est aussi Celui qui est choisi pour conduire l’Église au nom même de Jésus-Christ. Oui, avec le chant du coq, un jour nouveau se lève sur nos vies :

    « La nuit est bientôt finie, le jour est tout proche. Rejetons les œuvres des ténèbres, revêtons-nous des armes de la lumière. Conduisons-nous honnêtement, comme on le fait en plein jour. » (Rm 13, 12-13) »

      Le coq a rejoint le sommet de l’église le 31 mars 2026, mardi saint

    En présence de l’évêque, du préfet, du maire et du curé affectataire, le coq a été remonté au sommet du clocher ce 31 mars, mardi saint, lors d’une visite de chantier. Marie-Pierre NIGUES, Architecte du patrimoine et maître d’œuvre du chantier ainsi que Jean-François VERDON, chef de chantier de la Ville de Niort, étaient également présents avec plusieurs représentants d’entreprises qui œuvrent sur ce chantier.
    Le coq a donc repris place au sommet du clocher. Une capsule, associée au coq, qui renferme une relique des martyrs des Carmes, gardera trace de ce jour. Chacun a signé une méditation dont le texte est le suivant :
    « Que cette capsule, scellée en ce jour béni, soit porte-mémoire des femmes et des hommes qui ont œuvré, cru et transmis l’Évangile du Christ-Jésus. À lui la gloire, maintenant et toujours ! »
    « Que les bienheureux Jean Goizet, Pierre Landry et Jean-Philippe Marchand, qui ont servi cette terre, intercèdent pour celles et ceux qui œuvrent et prient en cette église. »

    Ces trois bienheureux martyrs, sont originaires de cette église : le curé et deux vicaires parce qu’ils ont refusé de prêter serment à la constitution civile du clergé. Exécutés en raison de leur foi le 2 septembre 1792, ils ont été béatifiés il y un siècle, le 17 octobre 1926 ! Il était donc opportun de relier l’histoire de cette communauté avec la restauration du coq et de la flèche.

    Pour aller plus loin, voici :

     une vidéo pour présenter l’histoire de ces martyrs des Carmes : https://dioceseparis.fr/au-detour-de-nos-eglises-les.html

     quelques photos de la crypte d’où la relique est extraite : https://dioceseparis.fr/la-crypte-des-carmes.html

     un article de notre site Internet qui garde la mémoire de ces bienheureux : https://www.eglise-niort.net/Les-Bienheureux-Martyrs-de-Notre-Dame-de-Niort-9548