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  • « Si l’un de vous a cent brebis et en perd une, ne laisse-t-il pas les 99 autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la trouve. » (Luc 15, 3-7)

    Le voyageur qui a traversé le désert du Néguev a sans doute croisé des troupeaux de moutons broutant de rares herbes non encore brûlées par le soleil.

    La parabole de Christ Yéshoua – rapportée par l’évangéliste Loukas – évoque pour nous un troupeau d’une centaine de brebis à la surveillance d’un berger. Une brebis s’est égarée au fond d’un ravin escarpé. Le berger, fort ennuyé, abandonne les 99 autres et se lance à la recherche de la brebis égarée.
    On remarque que le berger se met en recherche « jusqu’à ce qu’il la retrouve » ; dans la quête de sa brebis le berger recherche - sans cesse – sans limite de temps : l’amour de Dieu pour chacun de nous n’a pas de cesse – n’a pas de limites.
    Dieu est toujours à la recherche de l’homme, quel qu’il soit ; on ne peut comprendre Dieu que présent à sa création, à l’humanité. Le souci de la brebis égarée remplit l’esprit du « Berger » ; Dieu se penche toujours sur nous : Dieu est miséricorde.

    « Quand il a retrouvé la brebis, il la prend sur ses épaules. »

    Il paraît évident que la pauvre brebis, égarée loin du troupeau, est fatiguée – s’est couchée. C’est le berger qui doit la porter. C’est lourd une brebis fatiguée. C’est lourd aussi un homme, une femme fatiguée. Le berger, heureux d’avoir retrouvé sa brebis, la porte sur ses épaules. Dieu nous porte dans des bras. Dieu est tendresse.

    Le berger conduit l’ensemble de son troupeau au bercail, et invite les gens de la maison et ses amis pour faire la fête : « J’ai retrouvé ma brebis perdue. »

    « C’est ainsi qu’i y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de conversion. » (Luc 15, 7)

    Christ Yéshoua s’adresse aux pharisiens et aux enseignants de la Torah qui se tenaient pour justes et estimaient ne pas avoir besoin de repentance.
    Dieu se réjouit d’avoir sauvé son troupeau, Dieu se réjouit d’avoir pardonné à la brebis égarée – image des publicains et des pécheurs. Le Royaume de Dieu est une fête.
    A l’image de notre Dieu, avons-nous l’ambition de nous mettre à la recherche de ceux qui nous attendent « au creux du ravin », les souffrants de la solitude et de la misère – les brebis égarées.

    Vous n’auriez pas vu une brebis perdue ?

    Père Joseph GUILBAUD
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