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  • Talitha koum

    Yéshoua aimait beaucoup la ville de Capharnaüm.

    Capharnaüm au bord de l’eau. Au bord du lac de Tibériade.
    Le Christ aimait s’y promener avec ses disciples, s’asseyait sur le bord d’une barque, les pieds dans l’eau, et les gens sur l’herbe qui l’écoutaient.
    Près du rivage étincelant sous le soleil d’orient, un jour, lz Seigneur apprit qu’une jeune fille venait de mourir.
    Yéshoua se dérange, s’approche, regarde.

    Le regard du Christ

    Je te le dis « Jeune fille, éveille-toi ! Talitha koum ". Les mains de la fillette s’accrochèrent aux mains de Yéshoua.
    La fillette lentement se releva. (Mc 5, 41-42)

    Durant l’été, certains parmi nous, connaîtront sans doute la plage immense et la mer océane
    le sable chaud
    le bord de la mer
    le bord de l’eau.

    Comme le Christ, il nous faudra regarder.

    Regarder comme Yéshoua de Nazareth

    c’est s’ignorer, oublier ce que l’on est, oublier de se donner de l’importance,
    c’est considérer l’autre tel qu’il est, un cœur où le bien et le mal se mélangent,
    l’autre dans son désir du bien , comme dans son chemin de désespérance.

    Regarder comme Yéshoua

    C’est regarder sans juger.
    Ceux qui jugent sont ceux qui parlent, inconsciemment, inconsidérément.
    Ceux qui jugent sont ceux qui ont quelque chose à défendre – je veux dire à préserver - quelque chose à cacher.
    Juger c’est se regarder soi-même en se comparant aux autres - pour se mettre en valeur.
    Juger c’est écraser. Juger c’est faire mourir.
    Regarder comme Yéshoua de Nazareth, c’est regarder sans juger.

    Regarder comme le Seigneur Yéshoua

    c’est rire avec l’autre, ou pleurer avec l’autre,
    c’est sauver, c’est rendre libre.
    C’est apporter quelque chose à l’autre ; c’est « faire grandir ».
    C’est aider à découvrir le chemin du Royaume de Dieu, tant pis pour les repus du matérialisme.
    C’est aider l’autre à se découvrir, se découvrir enfant de Dieu.

    Regarder comme Yéshoua, c’est faire vivre,
    c’est ressusciter l’autre.

    Voici le soleil, et voici l’été.
    Voici la route, et la longue théorie des hommes à la recherche de quelques nourritures terrestres.
    Vous rencontrerez les hommes

    au bord de la rivière ou au bord de la mer
    au bord de la joie ou au bord de la désespérance
    au bord du rire ou au bord des larmes.

    Vous serez le Christ. Vous les inviterez à la résurrection.
    « Talitha koum, jeune fille, éveille-toi ! »
    Et la fillette marchait.

    « Ceux qui allaient et venaient étaient émerveillés » nous dit le reporter Marc.

    « Sur Terre,
    ce ne sont pas les occasions de s’émerveiller qui manquent
    mais les émerveillés ».

    Eric-Emmanuel SCHMITT

    P. Joseph GUILBAUD

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