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  • Simon bar Yona (alias Saint Pierre) est un personnage central de la première communauté chrétienne ; il est le plus cité dans les évangiles ; Pierre est toujours nommé le premier dans la liste des apôtres du Christ.

    Dans la tradition chrétienne Simon est appelé « Pierre ».
    « André amena son frère à Yéshoua. Fixant son regard sur lui, Yéshoua dit : tu seras appelé Kefa (en araméen), ce qui veut dire Pierre (le Roc). » (Jean 1, 42)

    Simon-Pierre était originaire de Bethsaïda, village situé au nord-est de la Mer de Galilée. Étaient donc originaires de ce même village de pêcheurs son frère André, ainsi que l’apôtre Philippe.

    Sur le site de Bethsaïda, des fouilles récentes ont été réalisées par une équipe d’archéologues israéliens, sous la direction de Mordehaï Aviam. Ces travaux ont révélé l’existence d’un édifice religieux ; sous les mosaïques de cette construction, les chercheurs ont mis en évidence les vestiges d’une maison qui serait probablement la demeure de la famille de Pierre et André.

    Simon et son frère André s’étaient établis, pour exercer leur métier de pêcheurs, dans la cité portuaire de Kfar Nahum (Capharnaüm). Avec la famille de Zabdi (Zébédée) le père de Yaacoub (Jacques) et Yohanan (Jean), Simon gérait son entreprise de pêche.

    La ville frontière de Kfar Nahum, sur la Via Maris, était une cité fort animée qui se prêtait au commerce et ainsi offrait de bons débouchés pour la vente du poisson, dont la spécialité était le « saint-pierre ». Simon bar Yona devait jouir d’une certaine aisance économique.

    Dans les évangiles Simon-Pierre apparaît comme un personnage volontaire, impulsif. Il demeure cependant un homme honnête et généreux.

    Les évangélistes ont noté que Pierre avait un fort accent galiléen, ce qui l’a trahi lors du procès de Yéshoua dans la cour du palais du grand-prêtre à Jérusalem. (Matthieu 26, 73) « Les juifs qui étaient là s’approchèrent et dirent à Pierre : « à coup sûr, toi aussi tu es des leurs ! et puis ton accent te trahit. »

    Simon était un croyant convaincu, pratiquant sa religion israélite avec sincérité : « André, le frère de Simon-Pierre, était l’un de ces deux disciples qui avaient écouté Yohanan le Baptiseur et suivi Yéshoua. Il va trouver son propre frère Simon et lui dit : nous avons trouvé le messie. » (Jean 1, 40-42). Interpellé par son frère, Simon s’engage à la suite du Christ.

    Simon était marié et vivait avec son frère André ; dans sa maison vivait aussi sa belle-mère : « Comme Yéshoua entrait dans la maison de Pierre, il vit sa belle-mère couchée, et avec de la fièvre ; il lui toucha la main et la fièvre la quitta ; elle se leva et se mit à les servir. » (Matthieu 8, 14-15)

    Quant au prophète Yéshoua, après avoir quitté Nazareth, petit village blotti aux replis des collines de Basse-Galilée, il vint donc s’établir dans la cité de Capharnaüm, bien plus favorable à sa prédication. En tant que migrant, il fut accueilli par le pêcheur Simon bar Yona dans sa propre maison.

    Les fouilles réalisées par les archéologues italiens V. Corbo et S. Loffreda, dans les années 1960, ont mis en évidence, sous le pavement d’une petite église de forme octogonale, la maison de Simon-Pierre dans le quartier des pêcheurs à proximité du port de Capharnaüm.

    Les fouilles concernant cette maison ont permis de conclure qu’il s’agissait d‘une maison de pêcheurs ; les chercheurs y ont découvert entre autres des hameçons. D’autre part il a été confirmé que c’était bien la maison de Simon-Pierre en raison de nombreux graffitis (150 environ) datant du 1er siècle et évoquant, en langue locale, le Christ et l’apôtre Pierre. Pendant quelques dizaines d’années, cette maison avait été conservée, entretenue et vénérée par les premiers chrétiens. (À ce sujet, une étude approfondie a été réalisée par nous-mêmes. cf : la maison de Pierre à Capharnaüm)

    Un "saint-pierre", un poisson du Lac

    En ces jours-là… le prophète Yéshoua avait quitté le gué de Bethabara sur le Yarden (le Jourdain) où Yohanan baptisait et avait rejoint sa région de Galilée. Son séjour à Nazareth fut un échec ; les nazaréens refusèrent sa prédication et tentèrent même de le lapider.
    Comme nous l’avons évoqué plus haut, Yéshoua vint donc s’établir à Capharnaüm et Simon l’accueillit dans sa maison située dans le quartier des pêcheurs.

    Un jour, et de bon matin, Christ Yéshoua sortit de la ville et se mit à enseigner sur la rive du Lac. Les gens se bousculaient pour l’écouter.

    Sur la plage, où le ressac roulait les galets de basalte, deux barques de pêcheurs étaient amarrées. Les pêcheurs en étaient descendus et s’affairaient à remailler leurs filets.
    Christ Yéshoua s’invita auprès d’eux et demanda à Simon, le patron-pêcheur, à monter dans une barque et à l’éloigner un peu du rivage. C’est ainsi que de la barque de Pierre Yéshoua enseignait la foule qui se tenait sur la grève.

    Quand le prophète Yéshoua eut terminé son enseignement, il s’adressa alors à Simon :

    « Avance en eau profonde et jetez vos filets pour prendre du poisson » (Luc 5, 4)

    L’expression « jeter les filets » indique qu’il s’agit probablement de filets de pêche appelés « éperviers ».
    Simon et ses compagnons, Jacques et Jean, les fils de Zébédée, furent quelque peu étonnés par l’exigence du prophète Yéshoua :

    « Maître, nous avons pêché toute la nuit sans rien prendre.
    Sur ton ordre, dit Simon, je vais jeter les filets. (Luc 5, 5)

    Yéshoua qui avait été artisan-menuisier dans son village perdu de Basse-Galilée, n’était pas expert en matière de pêche ; pourtant Simon se plia au désir de celui qui sera désormais son Seigneur.
    Les compagnons de Simon jetèrent les filets « et capturèrent une grande quantité de poissons (des saint-pierre assurément) et leurs filets se déchiraient. » (Luc 5, 6)

    La réaction de Simon, devant ce coup de filet inattendu est empreinte d’émotion et d’émerveillement :

    « Seigneur, éloigne-toi de moi, car je suis un homme pécheur. » (Luc 5, 8)
    « Sois sans crainte, Simon, désormais ce sont des hommes que tu auras à capturer. » (Luc 5, 10)

    Simon-Pierre a cru en Celui qui l’a appelé