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Saynète représentant la vie des 3 prêtres niortais Martyrs des Carmes
. Saynète représentant la vie des 3 prêtres niortais, Martyrs des Carmes
Nous sommes le 17 octobre 1790 en pleine Révolution.
Depuis le 12 juillet de cette année, l’assemblée constituante a voté la réorganisation du clergé. L’Église est dorénavant placée sous la tutelle du pouvoir civil. Le pape, souverain étranger perd ses prérogatives, les ecclésiastiques deviennent des fonctionnaires et les évêques comme les curés sont dorénavant élus par l’ensemble des membres, croyants ou non, des assemblées de département ou de district.
Et le 27 novembre prochain, le clergé sera astreint à prêter serment sur la constitution civile.
Voici l’abbé Jean LANDRY, un des vicaires de Notre-Dame depuis le début de la Révolution. Né en 1762, fils d’un négociant, c’est un homme très aimable, modeste et d’une grande piété.
Puis arrive l’abbé Philippe MARCHAND, autre vicaire de Notre-Dame depuis peu après des études à St-Sulpice à Paris. Né en 1764, fils d’agriculteurs de Marsay, près de Poitiers, a du caractère et sait défendre avec force ses opinions.
Enfin voici le curé de Notre-Dame, l’abbé Jean GOIZET. Né à Niort dans la paroisse de Notre-Dame le 29 mai 1742, a été ordonné prêtre en 1766 et arrive en 1768 à l’évêché de Poitiers. L’abbé BION, archiprêtre de Notre-Dame le prend aussitôt comme vicaire. Il a été vicaire pendant 7 ans puis curé le 2 janvier 1774. Actif, prudent et bon administrateur, c’est un homme de terrain qui défend avec force ses ouailles et veille attentivement à leur spiritualité.
Au début de la Révolution, l’abbé Jean GOIZET avait plutôt bien accueilli ces souhaits d’égalité et de fraternité mais la situation actuelle l’inquiète beaucoup. Comme il ne peut accepter de prêter serment, il envoie le 20 janvier 1791 la lettre suivante à la municipalité.
(ajout du texte de la lettre)
Tous les évêques de France à l’exception de 4 d’entre eux et la majorité des prêtres, ne voulant pas rallier cette église schismatique, refusent aussi de prêter serment aux autorités civiles.
Début 1791, les 3 prêtres niortais se réfugient rue Torse (actuellement rue Taury) chez la sœur de l’abbé Goizet. Puis en juin 1792, ils reçoivent l’ordre de quitter le département et partent en exil à Paris où ils sont arrêtés le 16 août et placés dans l’ancien couvent des Carmes devenu une prison.
Le 2 septembre 1792, 3 évêques, 127 prêtres séculiers, 56 religieux et 5 laïcs sont abattus à coups de sabre et de piques tout en priant : ce sont les 191 MARTYRS DES CARMES.
Leurs dépouilles seront retrouvées dans un puits lors des travaux haussmanniens et réunies dans la crypte de l’église St-Joseph des Carmes.
Le 17 octobre 1926, Pie X1 béatifia 191 de ces hommes morts en raison de leur foi dont 5 laïcs et les 3 prêtres niortais qui sont élevés au rang de MARTYRS.
La chapelle des 3 Bienheureux Martyrs des Carmes en l’église Notre-Dame de Niort a été érigée en 1929.


