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Notre Dame de Pitié : un peu d’histoire

La Chapelle Saint Laurent : ce centre bourg fleuri, avec de nombreux commerces et activités, est un lieu de pélerinage connu depuis fort longtemps avec la Basilique de Pitié et la foire du même nom qui remonte dit-on au Moyen-Age. Terre de légendes, vous mettez le pied dans le rocher du Pas de la Vierge.

La Chapelle Saint Laurent

La Chapelle Saint Laurent : une hache de l’âge du bronze final (environ 700 ans avant J.C.) a été trouvée, ainsi que des monnaies gauloises et romaines, notamment près du bourg, au lieu-dit " A la Ville " (appellation caractéristique indiquant la présence d’une villa gallo-romaine autour de laquelle se constitua un village qui devint ensuite agglomération).

Vestige d’un culte resté mystérieux, "La Pierre à Dieu ", mégalithe depuis longtemps disparu, n’était pas très éloigné du rocher " du Pas de la Vierge " (diverses théories s’opposent : lieu de culte solaire remontant au néolithique, origine naturelle de l’empreinte dans le rocher, …). La même constatation vaut pour les trois fontaines de Pitié (chez les Gaulois qui pratiquaient une religion naturelle dans des lieux empreints d’un caractère sacré, le culte aux pierres était lié à celui des eaux).

La Chapelle Saint Laurent constituée en paroisse en l’an 808 sous le nom de " Ecclesia de Capella Sancte Laurenci ", possédait une église, reconstruite au XIème siècle, incendiée par les Huguenots et ravagée au cours de la Guerre de Cent Ans.
L’église fut restaurée en 1604. René Alexis Jouyneau des Loges fonda à Poitiers en 1773 (il avait 37 ans) " Les Affiches du Poitou ", le premier journal de la province.

Stimulées par Philippe Commynes, seigneur du " Château des Mothes " (qui dota le bourg d’une halle), les foires de la Chapelle Saint Laurent existaient bien avant le XVème siècle. A la Chapelle Saint Laurent, où existait jadis un bureau de visite et de marque pour les étoffes de laine (supprimé en 1780), fonctionnaient vers 1850 six métiers pour la toile et quatre pour les droguets. Les étoffes étaient vendues sur place et aux foires des environs.

Un sanctuaire marial ancien
Dès l’époque romane, un prieuré-cure Saint-Martin existait à Ranton, relevant de l’abbaye de la Trinité de Mauléon. Il existait aussi, sur le territoire de la paroisse et au moins depuis le 14e siècle, une chapelle Notre-Dame de Pitié qui s’élevait sur les bords de la Dive.

Cette chapelle pourrait avoir remplacé un autel dédié à Jupiter, invoqué pour la traversée périlleuse des marais de la Dive. Plus communément mais sans peut-être davantage approcher la vérité, on lui donne pour origine la découverte en cet endroit par un bûcheron d’une statue de Notre-Dame. A trois reprises, l’homme aurait rapporté la statue chez lui mais, à chaque fois, elle serait revenue au lieu de sa découverte.

Dans tout l’Occident, de nombreuses statues de la Vierge sont rattachées à des légendes de ce type : découverte par un laboureur dans un champ ou un bûcheron dans un arbre, transport impossible, etc.

A la Révolution, la chapelle fut vendue comme Bien national. Un magistrat nommé Havard l’acheta et sa famille en fit par la suite don au diocèse.

Notre-Dame de Pitié

L’autel majeur, dédié à Notre-Dame de Pitié, est sorti des ateliers Saint-Hilaire, à Poitiers, que dirigeait l’abbé Besny. En arrière, sur une colonne engagée dans le mur, est posée la statue de la "Bonne Dame" de Ranton.

La Vierge couronnée tient sur ses genoux le corps de son divin fils mort, également couronné. Cette Pietà semble dater du 16e siècle