Mon Royaume est une fête

Au Royaume de Dieu,
c’est toujours la fête, parce que Dieu crée tout le temps, gratuitement, par amour, comme pour jouer.

Regardez

la nature éclate, comme une fête, comme un cristal de quartz au premier rayon du soleil.
et les arbres qui, en hiver, font semblant d’être morts et qui bourgeonnent et fleurissent quand vient le printemps,
et les oiseaux qui font chanter les arbres.
Il faut être aveugle pour ne pas voir la grande fête de mon Royaume. Il faut vraiment le faire exprès.

* * *

C’est la fête, aussi, chaque fois que Christ Yéshoua vient chez nous au creux de l’hiver.

Il y a ceux qui viendront à la fête,
et il y a ceux qui ne viendront pas,
comme s’ils étaient contre la fête.
Dieu aime bien quand les hommes font la fête.

* * *

Ce sera la fête chez nous, comme c’était la fête dans la grotte à Bethléem.

Il y avait les bergers qui jouaient de la flûte,
et les anges qui jouaient de la trompette
et les mages qui étaient sages, comme des images.

On dit même que l’âne et le bœuf étaient à la fête eux aussi.

* * *

C’était la fête chaque fois que Christ Yéshoua faisait un miracle.

C’était à chaque instant des miracles, et c’était à chaque instant la fête.
C’était la fête quand Yéshoua marchait sur les eaux, et faisait peur à Pierre.
C’était la fête quand Yéshoua guérit l’aveugle de Jéricho – qui n’en croyait pas ses yeux !
C’était la fête quand il guérit le paralytique que des gens amenaient sur un grabat et qui repartait en dansant.
Et les gens qui disaient : « Nous n’avons jamais rien vu de pareil. »

La fête, c’est ce qui fait vivre, c’est comme une libération.
Yéshoua de Nazareth n’était pas content quand les gens ne faisaient pas la fête.
Il disait : « J’ai joué de la flûte et vous n’avez pas dansé. »

Et puis il y a eu la Résurrection.

Alors ce fut un grand miracle,

ce fut une grande fête,

le jour de la Pâque de l’année 30, à Jérusalem.

L’apôtre Paul nous raconte :

« Christ est apparu à Céphas (Pierre) puis au douze
ensuite, il est apparu à plus 500 frères… la plupart sont encore vivants…
ensuite, il est apparu à Jacques, puis à tous les apôtres
en dernier lieu, il m’est apparu, à moi l’avorton. »

Quant à l‘évangéliste Luc, il nous rappelle l’histoire de Cléophas et de son compagnon : Christ Yéshoua vient à leur rencontre et partage avec eux le pain, puis disparaît.
Ils décident de revenir à Jérusalem.

Leurs pieds touchaient à peine la terre, tant leur âme était proche du ciel.
À tous ceux qui voulaient les entendre, ils disaient :

« Christ est ressuscité »

Et les larmes débordaient de leurs yeux
parce que la joie débordait de leur âme,

parce que la fête, c’est un débordement de la vie.

Père Joseph GUILBAUD

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