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Message de la part des pères Auguste et Claude du 29 mars 2020

Ce 5e dimanche de carême nous conduit à Béthanie à la maison de Marthe, Marie et Lazare, grands amis de Jésus.

Chez eux, Jésus aime faire halte, souffler un peu pour repartir et accomplir sa mission. Mais aujourd’hui, son retour est affecté par la mort de son ami Lazare. Un évènement de tous les jours qui plonge des familles dans une profonde douleur. En ce moment même combien de familles aussi portent la douloureuse déchirure d’un proche, victime d’un virus invisible.

La remarque de Marthe à l’adresse de Jésus est d’une brûlante actualité : « Ah ! si tu avais été là... » Ce n’est pas la mort qui aurait été victorieuse, mais la vie. C’est donc le cri d’un cœur blessé. Marthe exprime non pas des reproches, bien plutôt des convictions fondées sur son lien affectif avec Jésus, l’ami de la famille.

A Béthanie, la mort n’aura pas le dernier mot, car Marthe sait que Jésus a les paroles de la vie éternelle. Sa conviction laisse ouvert un chemin de résurrection. « Je sais que Dieu t’accordera tout ce que tu lui demanderas ».

A n’en pas douter, sa confiance inébranlable éclaire les évènements bouleversants de ces jours présents où la mort semble victorieuse. L’imprévisible surgit par delà les frontières, car la terre entière est menacée par un invisible ennemi.

« La maison commune », comme le rappelle fréquemment le pape François, est menacée, ébranlée et fissurée, devenue incapable dans sa fragilité d’assurer une sécurité pour tous.

Aucun peuple n’est à l’abri et personne n’est en mesure de crier « victoire » en se croyant le plus fort, le mieux prémuni.

En quelques jours, nos belles sécurités fondées sur des assises prétendument intouchables, voilà qu’elles parviennent elles aussi à leur fragilité.

Sans aucune prévision, sans aucune préparation, après bien des analyses, serions-nous malgré nous, après des remarques parvenues à une remise en cause radicale.

Notre manière d’habiter et de gérer la maison commune, où chaque personne tiendrait une place centrale, avant toute considération économique ou de rentabilité d’abord, est-ce utopique ?

Il y a bien longtemps, le Concile Vatican II s’adressant à l’Église dans ce monde de ce temps disait déjà : « A ceux qui croient en l’amour de Dieu, il apporte la certitude que la route de la charité est ouverte à tous les hommes, que l’effort pour instaurer une fraternité universelle n’est pas vain ».

« Moi, je suis la résurrection et la vie »

Seigneur, au cœur de nos santés menacées et la mort d’innocentes victimes, tu es là pour tenir la main de tant de souffrants.

- Tu es là, pour soutenir les compétences et le courage de tous ces soignants admirables de générosité.

- Tu es là, pour nous rappeler que sans toi nous ne pouvons rien faire.

- Tu es là, toi qui « fus saisi d’émotion, bouleversé et qui as pleuré ton ami Lazare », tu partages nos pleurs, toi l’ami de tout homme, tu veux d’abord le bonheur de tous.

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