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  • Lettre aux paroissiens pour la solennité de St-Pierre – St-Paul 2022

    Lettre aux paroissiens pour la solennité de St-Pierre – St-Paul 2022

    Lettre aux paroissiens pour la solennité de St-Pierre – St-Paul 2022

    Témoins de la foi, Pierre et Paul nous stimulent. Ils sont pour notre communauté paroissiale, comme pour chacun de nous, un exemple. Pourquoi ? Parce qu’ils ont donné leur vie par Amour du Christ (Jn 21, 15-19 et Ph 3, 7-14) ! En effet, lorsqu’ils ont rencontré le Christ, leur vie a changé. En célébrant, ce 29 juin, Saint-Pierre et Saint-Paul, nous demandons la grâce d’être aussi dociles à l’action de l’Esprit Saint en nos vies.

    Si l’Église, dans une même fête, réunit ces deux « colonnes de l’Église », n’oublions pas que leur parcours à chacun n’est pas le même. Leur charisme, leur conversion, leur « style de vie » étaient différents. Et ces différences sont, comme toujours, un atout. Ce n’est pas à l’uniformité que nous sommes appelés, mais à l’unité. En cette fête, reconnaissons que nos différences sont notre seule richesse, et que le Christ nous relie dans un même Corps.

    Parfois, certains baptisés – et même des ministres ordonnés – n’ont pas conscience qu’ils sont membres de ce Corps dont la tête est le Christ (Rm 12, 15 et Col 1, 18). Cela peut sans doute s’expliquer par le fait que notre temps est très marqué par l’individualisme et l’immédiateté. Qu’il est dommage que nous ne soyons pas, parfois, en « décalage » avec cette culture. À la suite du Christ (Jn 17, 15 s) et depuis les premiers siècles, les chrétiens sont invités à vivre dans le monde sans être du monde : « Ils passent leur vie sur la terre, mais ils sont citoyens du ciel » (Lettre à Diognète). En ce sens, il serait heureux que, comme baptisés, nous cherchions toujours plus l’unité, celle que nous recevons de Dieu dans le Mystère de sa Sainte Trinité. Car l’enjeu, en vivant ainsi, c’est de désirer vivre dès ici-bas ce qui nous est promis par Dieu. « Que ta volonté soit faite, sur la terre comme au ciel ». Cette prière du Christ-Jésus, nous pouvons la faire nôtre en ce temps et demander la grâce d’en vivre tout au long de l’année pastorale à venir.

    Choisir de laisser advenir la vie divine en nous nécessite que nous soyons affermis dans la foi, ce que notre paroisse se propose de poursuivre, avec le même élan missionnaire que les années passées.
    Voici donc les objectifs qui sont les nôtres, sachant qu’ils seront soutenus de bien des manières tout au long de cette année :
    Appeler pour témoigner de Dieu
    Former à l’ intelligence de la foi
    Relier par plus de fraternité entre nous et au-delà de nous !

    Ainsi, nous vivrons une rentrée paroissiale en plein air le dimanche 18 septembre sur le terrain de l’ICSSA (17 rue des 4 vents). Après la messe (10h30), nous partagerons un repas et pourrons jouer en début d’après-midi, pour vivre la fraternité , notamment avec les plus jeunes de notre paroisse et les scouts.

    Au cours de l’année, outre les propositions de l’Espace Saint-Hilaire (ESH), plusieurs parcours de foi seront proposés : cours bibliques, soirées de réflexions et de formation, partage d’outils soutenant l’ intelligence de la foi.
    Enfin, de nouvelles personnes sont appelées à être en responsabilité pour notre paroisse, notamment en rejoignant l’équipe pastorale :
    Thibault FOIGNIER, arrivé depuis janvier, est envoyé pour 3 ans au service de la pastorale des jeunes pour notre paroisse (1/3 temps).
    Élisabeth GRASSIN, paroissienne déjà bien connue. Elle suivra les projets missionnaires en lien avec les jeunes et les familles.
    P. Pierre-Marie LUCAS. Quittant la communauté Saint-Jean, il rejoint notre diocèse d’où il est originaire. Ordonné en 2015, il sera prêtre-coopérateur.
    Noémie VUILLEUMIER, jeune maman de 26 ans qui nous arrive de la Savoie pour être catéchète (1/3 temps). Éducatrice et illustratrice, elle mettra ses compétences au service des familles.

    Nous recevons leur engagement au service de l’Église et du monde comme un témoignage de Dieu. Déjà, nous les remercions de ce choix qu’ils posent pour le bien de tous.

    En plus de ces personnes nouvelles, l’équipe pastorale continuera d’animer la vie paroissiale avec le concours de Sylvie BERTHOUIN, Laurence FREMONT, Marie-Chantal GIRARDIN, Françoise MAUPETIT, Roger PACREAU (diacre), Isabelle de SAINTE FOY avec le P. Julien DUPONT.

    Notons ici que :
    -  Sylvie BERTHOUIN reçoit de notre évêque un ministère reconnu au service d’une pastorale des funérailles pour notre paroisse.
    -  Notre curé, le P. Julien DUPONT, sera pour un an l’administrateur d’une paroisse voisine (Ste-Sabine-en-Niortais, de COULON à PRAHECQ). Il conserve toutes ses autres missions, notamment comme vicaire épiscopal.
    -  Le diocèse exprime sa gratitude à Françoise MAUPETIT pour le ministère reconnu qu’elle a assuré bénévolement en tant que catéchète au service de la paroisse pendant 9 ans. Elle demeure membre de l’équipe pastorale, en charge des enjeux de formation.
    -  Comme annoncé, le P. Etienne TOLNO repart à KANKAN (GUINÉE), son diocèse d’origine, au terme de cinq années de service pastoral sur notre diocèse. Nous le remercierons lors de la messe paroissiale du 31 juillet, à 10h30, en l’église St-Hilaire.

    Un projet pastoral et des personnes, voilà qui nous permet d’envisager 2022-2023 avec joie. Déjà, merci de noter quelques dates importantes de l’année à venir :
     Vendredi 2 septembre, messe à l’occasion des 230 ans du martyre des Carmes, à 19h, à Notre-Dame avec Mgr Wintzer. Le 1er octobre, l’évêque nous accompagnera aussi à Paris, sur les pas des 3 prêtres martyrs de Notre-Dame.

     Samedi 10 septembre, à l’occasion de la Septembrèche, journée diocésaine des jeunes à Celles-sur-Belle. Confirmés depuis 2020, confirmands de 2022-2023 et futurs JMJistes sont attendus !

     Dimanche 18 septembre, messe de rentrée de la paroisse Saint-Pierre et Saint-Paul, à 10h30 à l’ICSSA (17 rue des quatre vents à Niort). Repas puis jeux.

     Samedi 17 décembre, journée du pardon à St-Hilaire pour nous préparer à vivre les festivités de Noël.

     Dimanche 22 janvier, célébration œcuménique à 18h en l’église St-André, à l’occasion de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens.

     Samedi 25 février, journée pour les servants d’autel du diocèse, à Niort.

     Samedi 1er avril, journée du pardon à St-Hilaire pour nous préparer à vivre les festivités de Pâques.

     Samedi 27 mai, confirmations d’adultes à 18h30 en la cathédrale de Poitiers par notre évêque.

     Dimanche 28 mai, confirmations des jeunes de la paroisse à 18h en l’église St-André par Mgr Wintzer.

     Dimanche 4 juin à 10h30 à St-Etienne, profession de foi pour tous les jeunes de la paroisse (public et privé).

     Dimanche 11 juin, messes des 1ères communions à St-Florent (9h30), Magné et Notre-Dame (10h30) et St-Hilaire (11h)

    Notons aussi qu’à compter de septembre 2022, les messes dominicales seront célébrées selon ce planning :

    Samedi
    17 h à l’hôpital (2ème dimanche du mois)
    18 h à St-Etienne

    Dimanche
    9 h 30 en alternance entre
    St-Jean-Baptiste (1er dimanche)
    St-Florent (2ème dimanche)
    St-Vincent (3ème dimanche)
    Souché (4ème dimanche)

    10 h 30 en alternance entre
    Bessines (1er dimanche)
    Magné (2ème dimanche)
    St-Liguaire (3ème dimanche)
    Ste-Pezenne (4ème dimanche)

    10 h 30 à Notre-Dame

    11 h à St-Hilaire

    18 h à St-André (le 1er dimanche, messe animée par les jeunes musiciens)

    Le planning des messes de semaine sera rendu public à la rentrée. Cela dit, notez déjà que, tout au long de l’année, nous fêterons les saints patrons des églises aux jours fixés par le calendrier liturgique.

    Toutes ces informations seront publiées à la rentrée dans l’incollable, le guide paroissial 2022-2023… mais, d’ici-là, que chacun soit, par l’intercession des deux apôtres, un ardent ouvrier de l’Évangile.

    Bel été à chacun !

    Une question ?
    Un besoin ?
    L’équipe du secrétariat paroissial vous répond !
    07 71 87 32 27

    niort@poitiers-catholique.fr

    Rencontres entre Pierre et Paul, les deux piliers de l’Église

    Cf. https://croire.la-croix.com/Definitions/Bible/Saint-Paul/Pierre-et-Paul-piliers-de-l-Eglise

    Saint Pierre et saint Paul sont fêtés ensemble le 29 juin parce qu’ils sont reconnus par la tradition chrétienne comme les deux piliers de l’Église. L’Église romaine, c’est l’Église de Pierre et de Paul. Un article de Alain Marchadour, bibliste, publié par Bayard – La Croix.

    Pierre, l’homme aux clés et Paul, l’homme à l’épée, si souvent associés, aussi bien dans l’histoire de la mission que dans la liturgie, et dans les représentations artistiques. Pierre était galiléen, un pêcheur installé à Capharnaüm au bord du lac de Tibériade. Paul était un juif de la diaspora, de Tarse en Asie Mineure, pharisien et citoyen romain. Tous deux verront leur vie bouleversée par l’irruption d’un homme qui leur dit : "Suis-moi". Pierre et Paul seront réunis dans leur confession de foi jusqu’au sang à Rome, puisqu’ils y ont été martyrisés pour leur foi en Jésus.

    Trois ans après sa conversion (en 37), Paul a souhaité se rendre à Jérusalem pour voir Pierre (Galates 1,18-19). Ce sont deux géants de la foi qui se retrouvent. Pour Paul, soupçonné de faire bande à part, il est essentiel de faire comprendre aux Galates que, depuis le commencement, ce ne fut jamais le cas. C’est vrai qu’il a attendu trois ans, ce qui souligne sa liberté et sa vocation propre, née sur la route de Damas. Mais, pour contrer l’accusation d’être isolé et à part, il tient à faire savoir aux Galates qu’il a voulu rencontrer le chef de l’Église.

    La seconde rencontre entre Paul et Pierre se déroule beaucoup plus tard, après le second voyage de Paul, sans doute en 51. Paul a acquis de l’expérience, il a beaucoup reçu de la communauté d’Antioche où il a passé douze années. Il a appris à travailler avec Barnabé, puis seul, comme responsable d’Église, tout en étant secondé par des collaborateurs bien choisis.

    Dans sa longue période missionnaire, des conflits ont surgi entre les divers courants, qui portaient surtout sur l’ouverture vers le monde païen : faut-il imposer aux païens les institutions et les rites juifs (circoncision, fêtes, sabbat, règles alimentaires), comme le pense Jacques, frère du Seigneur ? Ou faut-il, selon la pratique de Paul, se dégager de ces rites pour offrir le message de Jésus dans sa radicalité et sa pureté, aux nations païennes ? Le conflit est sérieux. C’est pour tenter de faire un bon discernement qu’une rencontre officielle entre les grandes figures de l’Église est alors organisée à Jérusalem.

    Nous en avons deux versions, une dans les Actes (Actes 15,1-29), l’autre dans la lettre aux Galates (Galates 2,1-10). Avec des nuances, elles se rejoignent pour l’essentiel. Deux décisions sont prises : d’abord les missions respectives de Pierre vers les Juifs et de Paul vers les païens sont reconnues l’une et l’autre comme légitimes : "Jacques, Cephas et Jean, considérés comme des colonnes de l’Église, nous donnèrent la main à moi et à Barnabé en signe de communion afin que nous allions, nous vers les païens, eux vers les circoncis". (Galates 2,9). C’est un pas important, qui devrait faire taire les opposants judaïsants à Paul, et lui accorder une plus grande liberté d’esprit pour poursuivre le travail auprès des païens. Ensuite une seconde décision, porte sur des rites alimentaires particuliers que les païens seraient invités à respecter (Actes 15,29). Mais il semble que Paul ne l’a jamais imposée à ses Églises.

    On note que l’énumération des autorités par Paul suit un ordre particulier "Jacques, Céphas et Jean" (Galates 2,9). On peut en déduire que Jacques a pris la première place dans l’Église-mère de Jérusalem. Il est vraisemblable que la famille terrestre de Jésus, qui avait résisté à son enseignement de son vivant, a changé de comportement après la Résurrection. Elle a même revendiqué une place dominante dans l’Église-mère de Jérusalem après la Résurrection, se donnant comme mission de ne laisser personne gauchir le message originel de Jésus.