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Le vitrail dans la paroisse Saint Jean-Baptiste en Niortais

Avec 8 églises ouvertes dont 5 avec des vitraux colorisés, la paroisse saint Jean Baptiste offre une belle variété.

Destinés à donner au visiteur un sentiment de sacré, par le jeu de la lumière et des couleurs, les vitraux qui ornent les verrières de nos édifices religieux sont le plus souvent figuratifs : ils présentent des épisodes de la Bible, la vie des saints... et participent ainsi à l’éducation religieuse des fidèles. Ils peuvent être aussi décoratifs.

Les vitraux ont longtemps garni les baies des édifices médiévaux et de la Renaissance, puis sont tombés dans l’oubli au cours des 17e et 18e siècles. Ce n’est qu’au début du 19e siècle qu’ils connaissent un renouveau suite à la redécouverte, par les Romantiques, du Moyen Âge. Ils prennent alors place dans tous les édifices religieux construits ou restaurés à cette époque.

Les vitraux de la paroisse : des personnes mises en valeur

Les vitraux représentent presque tous des personnages sur pied, souvent les saint patrons des donateurs. Ce sont des saints, des modèles de vie. La Crèche et Aiffres ont comme vitrail du choeur une scène (Noël ou libération de Pierre) qui rappelle la fondation de l’église.

La Crèche

Tous les vitraux sont de Lobin, posés entre 1858 et 1884.

Dans le choeur : Noël, St Angele Merci et St Charles Boromée (saint patrons des donateurs), posés lors de la construction de l’église en 1858

Dans le transept : St Etienne et Ste Anne (exemple des grand-mères). On retrouve Ste Cécile, St Alexandre, Ste Sophie... Notez que les initiales correspondent à celles des donateurs. Lobin 1884.

N’oubliez pas le vitrail de st Jean-Baptiste à droite de l’entrée. Il baptisa Jésus. Sa place est donc au baptistère.

Chauray

L’église possède une série de vitraux datant de sa restauration, à la fin du 19e siècle. Ceux de la nef proviennent des ateliers Charlemagne, maître verrier toulousain. Ils représentent : Hélène - Notre-Dame des Victoires - Paul - Jeanne de Chantal - Marie-Mad. de Pazzi – Joseph

Vouillé

La verrière axiale provient des ateliers clermontois Champrobert et date de la fin du 19e siècle. La Vierge Marie, patronne de l’église, se tient debout, les mains jointes. Une inscription en latin s’applique à la mère de l’Église : la phrase Pulchra ut luna electa ut sol - Belle comme la lune, brillante comme le soleil - est tirée du Cantique des cantiques. Elle est accompagnée de deux anges déroulant des phylactères - Ave regina cœlorum : Salut, reine des cieux...- et de deux grands saints du diocèse Hilaire et Radegonde.

Hilaire fut, au 4e siècle, le premier évêque de Poitiers connu avec certitude et l’un des plus grands auteurs chrétiens. Exilé pour avoir défendu la foi trinitaire dans une Gaule acquise à l’arianisme, il rédige son ouvrage le plus connu, le De Trinitate. Revenu d’Orient, il finit ses jours à Poitiers en 367 ou 368. De nombreuses églises du diocèse de Poitiers, dont il est le saint patron, sont placées sous son vocable.

Aiffres

Le vitrail néo-médiéval au-dessus de l’entrée, réalisé au 19e siècle, figure également la Vierge, reine du ciel Regina Cœli.

Dans le chœur : la verrière axiale date de 1877. Elle représente l’épisode de la délivrance miraculeuse de Pierre .

Au centre : Sanctus Petrus, saint Pierre aux liens ; à gauche, ses gardes endormis ; à droite, l’ange libérateur. 

Cette nuit-là, Pierre dormait entre deux soldats, maintenu par deux chaînes, et des gardes étaient en faction devant la porte. Mais, tout à coup, l’ange du Seigneur surgit et le local fut inondé de lumière (...) Les chaînes se détachèrent des mains de Pierre. Actes 12, 6

Les deux verrières du côté sud montrent chacune deux saints personnages sous des dais architecturés. Dans la première, on retrouve Pierre associé cette fois à Maurice, le saint patron de la paroisse réunie à Aiffres en 1835. Dans la seconde, Joseph et Paul ont fait l’objet d’une regrettable inversion comme en témoignent les cartouches qui les nomment. Dans la chapelle : le vitrail de la chapelle date de 1863 et provient de l’atelier Guérithault, actif à Poitiers dans la seconde moitié du 19e siècle. Quatre scènes du cycle de l’Enfance de Jésus y sont reconnaissables, mais sans chronologie. La Visitation (Luc 1, 39-45) côtoie la Présentation de Jésus au Temple (Luc 2, 22-24) et l’Adoration des Mages (Matthieu 2, 11- 12), plus logiquement, l’Adoration des bergers (Luc 2, 8-20). Dans sa Visitation, en particulier, l’artiste manifeste l’originalité de son talent. 

Romans

Un beau st Symphorien en vitrail dans le choeur. Atelier Lobin

Fressines et François : verre blanc.

Ste Neomaye, avec un vitrail 1950 dans l’occulus au fond de l’église

Deux lieux uniques à voir dans les environs de Niort

  • - Niort, Notre Dame, vitrail ancien arbre de Jessé XVI°
  • - Temple de St Gelais avec une lumière zénitale (qui vient d’en haut)

Vitraux du XX° s.

Années 30/50

  • - 1936 Menigoute Carl mamejean Marie,
  • - Vasles 79 vitrail sur la première guerre mondiale
  • - Royan 17, vitrail du chœur par claude Idoux 1958

Années 1990

  • - Loubigné 1992,
  • Caunay 1998,
  • Mazières 79, Marie, 2006 S Nouiallat,
  • La Mothe st Héray 79, Notre Dame, vitrail posé en 2007
  • Bressuire 79 , Notre Dame, LR Petit
  • Vernoux, Marie, C Cocquart 2002
  • St Martin d’Entraigues 7 , dans les années 2000
  • Ardin 79 , Notre Dame du Rozaire Atelier du vitrail de Toulouse 2017
  • Bressuire 79 , Notre Dame, LR Petit
  • Faymoreau 85, chapelle des mineurs vitraux de Carmelo Zagari 2001
  • Les Alleuds , Assomption C Renonce 2005

Pour approfondir - quelques maîtres-verriers célèbres

Maître-verrier et décorateur célèbre né à Bressuire, Max Ingrand (1908- 1969) a réalisé plusieurs verrières dans la région Poitou-Charentes, notamment celles de l’église Saint-Nicolas de Port-de-Piles (Vienne), en 1947-1948, de l’église Saint-Pierre de Laleu à La Rochelle (Charente-Maritime), en 1956-1957, ainsi que le triptyque de l’église Saint-Denis à Jaunay-Clan (Vienne), en 1967.

Membre des Ateliers d’art sacré, Jean Hébert-Stevens  (1888-1943) est l’auteur d’une verrière de l’Annonciation, réalisée en 1935 dans l’église de Journet (Vienne). Son gendre, Paul Bony (1911-1982) a été le maître-verrier de Matisse, Rouault et Chagall. Il a notamment créé, en 1962, la verrière géométrique de l’église de Buxerolles (Vienne).

À la fois cartonnier et peintre-verrier, le vendéen Louis Mazetier  (1888-1952) a créé de nombreuses verrières en France. Dans la région, il a réalisé celles de l’église de Champagné-Saint-Hilaire (Vienne), entre 1946 et 1950, ainsi que celle de l’église de Saint-Fraigne (Charente), vers 1950. 

Musée du vitrail à visiter à Curzay sur Vonne (canton de Lusignan)

Ce document a été réalisé avec l’aide de l’inventaire supplémentaire et de l’association Parvis