"Laissez les enfants venir à moi"

J’ai lu, dans l’évangile de Loukas, une Bonne Nouvelle :
Yéshoua aimait les enfants. Yéshoua bénissait les enfants. Yéshoua embrassait les enfants, car les enfants sont ses amis.
Et surtout, Yéshoua disait beaucoup de bien des enfants.

Yéshoua disait : j’aime les enfants et je veux qu’on leur ressemble.
Dans le Royaume de mon Père, il n’y a pas de place pour les gens qui se prennent au sérieux, qui jugent les autres.
Leurs pensées ne ressemblent pas à mes pensées : ils ont des pensées de domination, de prétention.
Moi, Yéshoua de Nazareth, j’ai les pensées de l’amour.

Christ Yéshoua disait aussi :
j’aime les enfants, parce qu’ils viennent à moi.

Les adultes souvent sont arrêtés sur le chemin du Royaume. Les adultes se croient arrivés. Les adultes sont des parvenus.
J’aime les enfants, parce qu’ils sont encore en train de grandir. Ils sont sur la route. Ils trottinent sur le chemin du Royaume des cieux.

J’aime les enfants, parce qu’ils tombent sur le chemin,

parce qu’ils font encore des péchés, parce qu’ils savent quand ils font des péchés.

Moi, Yéshoua, je me penche vers eux,
je peux leur pardonner et je passe mon temps à pardonner aux enfants,
je mets du baume sur leurs genoux ou sur leur âme qui saigne un peu.
Les enfants se réconcilient tout le temps entre eux et avec moi.

Je n’aime pas ceux qui se croient arrivés.
parce qu’ils tombent et restent à terre
parce que le drame, c’est qu’ils ne savent plus quand ils font des péchés. Les adultes parfois ne savent même plus qu’ils font mourir les enfants.

Les grandes personnes n’ont jamais fait de mal aux autres, elles n’ont rien à se reprocher.

C’est navrant, je ne peux rien pardonner aux adultes, ils n’ont rien à se faire pardonner ; et c’est navrant parce que ce n’est pas vrai !

Tandis que les enfants, eux, ils commettent des péchés, puis ils disent qu’ils feront mieux.
Le Royaume des cieux leur appartient.

Ainsi s’exprimait Khalil Gibran, dans « Le prophète » :

Vos enfants ne sont pas vos enfants ; ils sont les Fils et les Filles de la Vie. Ils sont un appel de Dieu à la Vie.
Ils viennent à travers vous, mais non pas de vous.
Vous pouvez leur donner votre amour, mais non point vos pensées, car ils ont leurs propres pensées.

Vous pouvez accueillir leur corps, mais pas leur âme,
car leur âme habite la maison de demain.
La vie ne va pas en arrière,
elle ne s’attarde pas avec le temps d’hier.
La chance des adultes, la chance des parents,
c’est d’habiter avec leur enfant
la maison de demain.

Yéshoua disait :

« Laissez les enfants venir à moi ; ne les empêchez pas, car le Royaume de Dieu est à ceux qui sont comme eux. »

Cette Bonne Nouvelle nous est rapportée par :
Luc 18, 16

Père Joseph GUILBAUD

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