La chapelle du couvent des Cordeliers

lieu de culte de l’Eglise réformée de France
Dans l’ordre chronologique le plus ancien est la chapelle du couvent des Cordeliers, devenue le temple de l’Eglise réformée.

Le couvent des Cordeliers fut construit au XIIIème, sur l’initiative du confesseur du duc Jean de Berry. Occupé par les franciscains, il est situé près des anciens remparts face à ce qui était à l’époque le bief Pinaudière et qui est devenu aujourd’hui la place de la Brèche.

Le couvent ne résista pas aux guerres de religions et il n’en reste aujourd’hui presque rien. On peut, en passant devant l’école supérieure de commerce, apercevoir encore quelques fenêtres en ogives. Le seul élément parfaitement conservé est la chapelle qui subit il est vrai plusieurs restaurations au fil des siècles. L’une des grandes restaurations eut lieu après l’effondrement de la voûte en pierre en 1922, quelques heures seulement après la célébration du culte. Le temple resta 4 ans à ciel ouvert avant d’être réparé. Refaire une voûte en pierres coûtant beaucoup trop cher, c’est un plafond en bois qui fut choisi. Des piliers avec leurs chapiteaux datant de la construction sont encore visibles à l’intérieur, bien que peint en blanc. Parmi le mobilier on peut contempler une superbe chair en bois du XIXème. Au niveau du premier rang, sur la droite, on peut voir dans la voûte une sculpture représentant, placés devant une croix, les mains et avant-bras entrecroisées, du Christ et de saint François, portant la marque des stigmates du Christ.

En 1789, c’est dans cette chapelle qu’eu lieu le vote des 3 Ordres devant désigner les députés à l’Assemblée Constituante. En 1805, par décret napoléonien, la chapelle fut attribuée aux protestants et transformée en Temple. C’est encore aujourd’hui le lieu de culte de l’Eglise Réformée de France.

A l’époque, le couvent était fort réputé et possédait son propre cimetière. Tout ce que la ville comptait de maires, nobles et échevins se devaient d’y fréquenter les offices et le moment venu de se faire enterrer dans son cimetière, voir sous la chapelle. Ce fut notamment le cas pour le maire Christophe Augier de la Terraudière, par ailleurs grand artisan de la création de l’hôpital. Mais, si M. de la Terraudière était un catholique convaincu, il était également un anti-protestant acharné. Enterré sous le chœur de la chapelle, il participe maintenant tous le dimanches et bien sûr contre son gré au culte protestant !

Clef de voute du temple :
Saint-François et le Christ

Le temple n’est ouvert que le dimanche pour la célébration du culte à 10h15.

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· Françoise