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Johnny entre dans la Lumière, ce Feu qui ne s’éteint jamais (9 déc (...)

Il y a des moments de ferveur dans un pays. La mort, les funérailles de ce chanteur qui a traversé les années est de ces moments forts. Un peu excédé par la médiatisation, je n’ai pas regardé à la télévision. Ce sont des proches qui m’en ont parlé.

Et là, j’ai eu le coeur serré en écoutant l’homélie d’un prêtre parisien. (à réécouter en cliquant sur le lien)

J’ai senti la foule silencieuse lors de la descente des Champs Élysées et cette foule chantant quand le cercueil sort de l’église de la Madeleine. Toute nation attend ces temps forts pour vibrer, pour sentir cette gratuité d’être sur terre avec des nécessités et des émotions partagées. Trois sépultures ont eu lieu cette semaine. Chacun est unique aux yeux de Dieu." Tu as du prix à mes yeux et je t’aime " dit Isaie. C’est vrai pour ses fans, un peu pour moi et vrai aussi pour le Père d’en haut.

En homélie dimanche sur l’annonce de Jean-Baptiste qui prépare le chemin du Seigneur, on pouvait lire " tous les habitants se rendaient auprès de lui et ils étaient baptisés". Jean-Philippe Smet était baptisé. Il a attiré les foules et a tenu à une sépulture chrétienne. Il a vécu une enfance difficile, une vie de famille avec des hauts et des bas médiatisés. C’est aussi celui qui accueillit sa mère pour ses derniers jours. Beau temps de réconciliation. Voici ce que j’avais lu :

Le temps rapproche Johnny de ses parents. En novembre 1989, il enterre son père, Léon, dans le petit cime­tière belge de Schaer­beek. Peu après, le chan­teur confiera : « Il n’y avait pas d’amis, pas de famille, moi seul. Alors, j’ai pardonné. » A l’aube des années 2000, Laëti­tia le convainc d’ac­cueillir Huguette, chez eux, à Marnes-la-Coquette. « Elle était para­ly­sée, ne pouvait plus bouger, alors on s’en est occupé, avec Laëti­tia. Cela m’a permis de rattra­per le temps perdu », glis­sait-t-il sobre­ment à sa mort, en 2007. 

Que Dieu lui montre qu’il est aimé par le Christ qui a donné sa vie pour lui. A celui qui a chanté "que je t’aime", il y a un Dieu d’amour qui t’attend.

Père Jérôme de la Roulière