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Jésus, libérateur des hommes de Claude Geffré.

Passion de l’homme. Passion de Dieu. Paris : Cerf, 2015 (1991) ; p. 153s

Depuis vingt siècles le personnage de Jésus continue de fasciner les hommes. Qu’on le
rejette ou qu’on l’adore, il ne laisse personne indifférent. (...) Deux traits surtout frappent nos
contemporains quand ils scrutent le personnage humain de Jésus. Il est le chiffre de l’homme,
et il est totalement libre par rapport à tous les pouvoirs.

Le chiffre de l’homme ? Cela veut dire que Jésus n’est ni un moralisateur, ni un ascète,
ni un thérapeute. Il inaugure une nouvelle manière d’être un homme et de vivre avec les
autres. Ce qui est fascinant chez Jésus, c’est que son attitude, ses paroles, sont toujours
imprévisibles, alors même qu’elles constituent une réponse étonnamment juste à la situation
donnée.

Jésus ne cesse d’annoncer le Royaume qui vient. Or la Bonne Nouvelle du Royaume,
c’est un changement de la condition humaine. Désormais, les hommes peuvent agir, vivre,
souffrir et mourir sans avoir le sentiment d’être condamnés à un destin absurde. Soit dans la
détresse, soit dans l’expérience de la misère morale, l’homme sait qu’il est accepté par Dieu.
La Bonne Nouvelle du Royaume, c’est la libération de l’homme, le passage de la mort à la vie,
la possibilité de transformer le négatif de toute vie humaine en quelque chose de positif.

La vie moderne est trop souvent sous le signe de l’avoir, de la consommation à
outrance, de l’exacerbation des besoins et des désirs. Jésus nous enseigne qu’il y a plus de joie
à donner qu’à recevoir, et qu’il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux
qu’on aime. Les rapports humains sont trop souvent sous le signe de la rivalité, de la
vengeance, de la violence réciproque. Jésus nous enseigne la loi du pardon. Il nous demande
de répondre à la violence par la non-violence il va même jusqu’à nous demander d’aimer nos
ennemis. En dépit de leur brillante apparence, nos sociétés d’abondance sont souvent rongées
par le démon de l’ennui et de la morosité. Jésus nous apprend que le bonheur ne s’achète pas.
Il dépend de notre liberté intérieure, notre sens du détachement : « là où est ton coeur, là est
ton trésor… ».

Jésus, libérateur des hommes de Claude Geffré

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