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Homélie à Notre-Dame - dimanche 27 octobre 2024 -P. Julien DUPONT
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Mc 10, 46b-52
Niort, 27 octobre 2024, baptême de Yann de RAUCOURT
Vous qui êtes parents et grands-parents, vous savez bien que les cris d’un nourrisson n’ont pas tous la même signification ! Vous savez distinguer quand il crie parce qu’il a faim ou parce qu’il a une rage de dents. Eh bien, d’une certaine manière, c’est cette expérience que Jésus a faite en entendant crier Bartimée. Il a su distinguer une vocifération d’un cri de détresse. D’ailleurs, avons-nous conscience du nombre de personnes qui, dans notre temps, crient et crient « de plus belle » ? Sur les réseaux sociaux, beaucoup exposent leurs exaspérations et leurs colères au point de laisser penser que c’est celui qui crie le plus fort qui a raison. Mais le cri de cet aveugle n’est pas identique. Ici, nous sommes donc devant la détresse d’un homme qui, dans un même élan, affirme sa foi en celui qu’il qualifie de « fils de David ».
Cette expression est d’ailleurs intéressante, car ce récit est écrit en lien avec la vie du roi David (et ce, jusqu’en Mc 11, 10). Comme lui, Jésus marche avec une foule nombreuse, et fait des rencontres qui montrent l’Alliance de Dieu. Après Bartimée, cette expression est une expression de foi avec un autre titre pour qualifier Jésus : Rabbouni. Autrement dit, cet aveugle n’utilise pas sa voix uniquement pour crier sa détresse. Avec sa bouche et son cœur, il nomme Dieu, rationnellement… alors que les disciples, eux, ont du mal à exprimer leur foi autrement qu’en le suivant avec leurs pieds.
Cette semaine, le pape François nous a adressé une encyclique – la 4ème de son pontificat – sur le Sacré-Cœur de Jésus : Dilexit nos. Au numéro 35, il est écrit au sujet de Jésus qu’il « est toujours à la recherche, toujours proche, toujours ouvert à la rencontre. Nous le contemplons (…) affronter l’indifférence de ses disciples lorsqu’il dit à l’aveugle sur la route avec tendresse : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » (Mc 10, 51). Le Christ montre que Dieu est proximité, compassion et tendresse. » Et le pape de poursuivre au paragraphe 37 : « Alors qu’il nous est difficile de faire confiance, du fait que nombre de mensonges, d’agressions et de déceptions nous ont blessés, Jésus nous murmure à l’oreille : « Aie confiance ».
Mes amis, voici donc ce qui doit habiter nos cœurs en ce jour : savoir nommer Dieu, rationnellement et, dans un même élan, éprouver son Amour infini pour chacun de nous. Car l’évangile de ce jour semble bien articuler raison et sentiments. Il nous faut justement nous intéresser à leurs interactions réciproques dont cette page d’Évangile semble être un bon exemple. Je suis frappé de voir combien la majorité des catholiques attendent un Dieu dont ils doivent faire une expérience sensible… Sans pour autant décider de croire ! Aujourd’hui, on continue de nommer Mère Térèsa qui avait décidé de prier pour s’approcher de Dieu bien qu’elle ne semblait pas éprouver des signes concrets de Sa présence. Avec Bartimée, nous constatons ici l’inverse : l’expression de sa foi en Celui qu’il nomme « Fils de David » lui permet précisément de faire une expérience sensible.
Ceci est tellement vrai que, lorsque l’aveugle va (enfin) voir, il ne va pas uniquement « retrouver la vue » selon le choix de la traduction française. Il va « lever les yeux » (anablepo). Comme pour redire que la plus belle manière de voir, c’est de contempler ! Et là, nous sommes justement sur cette articulation entre expression de foi et expérience sensible. Les chrétiens que nous sommes savons bien qu’il nous fait décider voir les merveilles de Dieu dans notre temps. Nous ne sommes amenés qu’à regarder les détresses et les horreurs. Or, au milieu de toutes ces épreuves, Dieu ne cesse de se révéler ; comme pour Bartimée. Alors, ne cessons pas, avec raison, de « rendre raison de l’espérance qui est en nous » (1 P 3, 15). Dieu est là, proche. Il écoute nos cris de détresse. C’est lui, le maître qui ne cesse d’agir. À nous de voir et de savoir que « rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur » (Rm 8, 39).
P. Julien DUPONT
– À l’écoute de l’homélie du P. Julien DUPONT


