Eglise Notre-Dame - À l’exterieur.

Au sud : la flèche élancée et sévère en pierre ciselée s’élève à 75 mètres. L’idée de construire une telle œuvre d’art serait de Jean de Berry mort en 1416.

A la base, une porte ogivale ciselée, au-dessus un dais finement travaillé. des contreforts flanqués de clochetons s’élèvent jusqu’aux galeries, là on observe Les statues des quatre évangélistes surmontées de dais à pointe.

Au-dessus d’une légère galerie ornée de gargouilles, pointe vers le ciel une flèche élégante et robuste toute dentellée de quatre-feuilles et de triangles

Cette flèche, outre la brèche due aux canons de du Lude sur toute la hauteur du bas coté nord en 1569, fut frappée deux fois par la foudre :

- dans la nuit du 25 au 26 septembre 1737 , les pierres qui se détachèrent , furent projetées sur la voûte de l’actuelle chapelle saint Roch, autrefois consacrée à saint Jean-Baptiste .

- Le 10 novembre 1793 lors d’une séance de la société populaire, des réparations furent entreprises et c’est alors que tout le bas-côté nord reçut des chapelles latérales.…

De l’édifice roman plus restreint que l‘église gothique actuelle, il subsiste une porte romane, murée aujourd’hui mais qui a dû continuer à servir aux moines et aux fidèles.

Normalement , une grande porte « triomphante » aurait dû s’ouvrir en-dessous de la rosace , mais la présence du prieuré interdisait une construction .

L’impossibilité de donner à l’église Notre Dame cette porte conduisit, sous Louis XII, les constructeurs à apporter tous leurs soins sur la porte du nord qui ouvrait sur le cimetière.

Au nord , en face de la rue du Tourniquet, on peut donc admirer cette porte remarquable d’élégance , de forme ogivale. Son linteau est orné de quelques moulures , le tympan est vide, ses voussures abritent quatre statuettes et des feuillage.

L’ornementation de la galerie est particulièrement riche et digne d’attention, des médaillons encadrent plusieurs têtes en relief, on observe d’élégantes nervures, des animaux fantastiques en guise de gargouille .

Des balustres aux contours variés s’enlacent et s’éloignent pour offrir ces mots :
« O Mater Dei, memento mei »,
prière suggérée aux fidèles entrant dans l’église, ou reconnaissante supplication de l’artiste qui ne demande que la protection de Celle en l’honneur de laquelle il a élevé son chef d’œuvre :
Mére de Dieu, souvenez-vous de moi.

EMP

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