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Fête du Corps et du Sang du Christ.
Fête du Corps et du Sang du Christ.
Jean 6, 51 à 58 : « Je suis le Pain vivant descendu du ciel ».
Vitrail à Notre-Dame de Niort, par Lucien-Léopold Lobin (Tours 1889).
Les ateliers Lobin, père et fils, ont abondamment meublé les églises du Poitou avec leurs verrières, le plus souvent à la manière des tableaux peints, comme c’est le cas ici. Le style de l’époque se veut réaliste, convenu, académique, appelé volontiers aujourd’hui kitsch ou saint-sulpicien. Il est assez loin de nos mentalités actuelles, mais en même temps fidèle à l’iconographie traditionnelle. Apprenons à regarder l’œuvre qui se trouve à Notre-Dame de Niort au-dessus de l’autel du Saint-Sacrement.
"Le Pain que je donnerai, c’est ma chair"

On sait que dans l’évangile de Jean le discours du Pain de vie, après la multiplication des pains tient lieu des paroles de l’institution de l’Eucharistie à la sainte Cène, ici représentée.
La table se remarque d’emblée : longue, nappée comme un autel, avec les signes d’un repas (couteau, plat, verre). Elle est dans une salle ornée de tentures, dans une ambiance solennelle. Il n’y a personne du côté spectateur : pour ne pas faire écran, mais aussi pour signifier que nous sommes invités.
Le Christ est au centre, seul auréolé d’un nimbe crucifère, au manteau rouge et bleu (humanité et divinité ?), tête haute, majestueuse, les yeux levés au ciel. Il fait de sa main droite un geste de bénédiction – la liturgie dit plutôt d’action de grâce – tandis qu’il tient un pain prêt à être partagé. Devant lui, toute proche de lui, la coupe de vin, en forme de calice néo-gothique.
Les disciples les plus proches, en attitude de prière, sont faciles à identifier à partir de leur dialogue au sujet du traître (Jean 13, 22-24) : Pierre à gauche, et le tout jeune disciple bien-aimé (Jean) à droite.
Et nous… à chaque Eucharistie, face à la réalité, et non plus à l’image.



