Chemin de Croix avec Benoît XV

1) première station :
Jésus est condamné à mort « Voici l’homme »

Judas avait donné ce signe : « Celui que j’embrasserai, arrêtez-le ». Alors, ils s’avancèrent, mirent la main sur Jésus et l’arrêtèrent. (Mt 26,47-50)

Parole de Benoît XV  :
De votre Cœur divin, Vous fîtes rayonner dans le monde la charité, afin que toute discorde cessant, l’amour seul régnât entre les hommes ; durant votre vie mortelle, ici-bas, votre Cœur palpita d’une très grande compassion pour les disgrâces humaines. Oh ! que ce Cœur s’émeuve donc encore en cette heure-ci, chargée pour nous de haines si funestes et de si horribles carnages !

Prière pour aujourd’hui  :
Le monde entre en guerre contre lui-même et contre son Créateur lorsqu’il refuse de s’attacher au Cœur divin du Christ, voulant « arrêter » de croire en sa présence bienveillante. Il s’agit d’une guerre attisée par celui qui usurpe la place de Dieu en faisant croire que Dieu n’est pas le Tout-Puissant de l’Amour. Le Prince de la Paix qu’est Jésus nous dit que Satan, le Prince de ce monde, nous trompe. Que Dieu ouvre nos cœurs à sa miséricorde qui est une force d’amour capable de détruire les forces de haine. Que par sa grâce, nous puissions embrasser le Cœur aimant du Christ d’un amour qui ne trahit pas le sien.

2) Deuxième station :
Jésus est chargé de sa croix

Pilate leur livra Jésus pour qu’il soit crucifié, et ils se saisirent de lui. Jésus, portant lui-même sa croix, sortit en direction du Golgotha. (Jn 19, 14-17)

Parole de Benoît XV :
Dans cet immense conflit des peuples, on voit traiter indignement les personnes au mépris de l’inviolable droit divin et du droit des gens… La folie de l’horrible guerre ne crie-t-elle pas bien haut tout ce que produit de calamités et de ruines le mépris des lois suprêmes qui règlent les rapports mutuels des peuples ?

Prière pour aujourd’hui  :
Notre Seigneur, innocent, est traité indignement au point d’être chargé d’une croix d’infamie, image de toutes nos armes destructrices porteuses de mort. Portant ainsi sa croix, Jésus se charge de toutes les injustices liées à nos guerres inhumaines et injustes. Que cette croix, portant en germe la victoire du Bien sur le Mal, attise notre foi en l’amour contagieux capable de montrer au monde la noblesse et la dignité de tout homme, en particulier celui qui souffre injustement et qui ploie sous le fardeau imposé par la haine.

3) Troisième station :
Jésus tombe pour la première fois
 

Je tends les mains vers Toi, Seigneur, me voici devant Toi comme une terre assoiffée. Vite, réponds-moi, Seigneur, je suis à bout de souffle. (Ps 142)

Parole de Benoît XV :
Les nations ne meurent pas ; humiliées et oppressées, elles portent frémissantes le joug qui leur est imposé, préparant la revanche et se transmettant de génération en génération un triste héritage de haine et de vengeance.

Prière pour aujourd’hui :
Le joug de la croix est trop lourd et Jésus semble écrasé par lui, comme la haine voudrait nous le faire admettre. Mais Jésus se relève et au lieu de crier vengeance et malédiction sur ceux qui lui imposent ce fardeau, il décuple son amour envers eux, nous montrant ainsi que la haine ne peut avoir le dernier mot quand on aime jusqu’au bout. C’est l’amour qui va le relever. C’est le même amour qui relève le front de ceux qui plient en déstabilisant ceux qui sont emplis de haine. Jésus, sois le bouclier d’amour qui protège ceux qui souffrent et donne-nous, à tous, de relever nos cœur vers ta paix.

4) Quatrième station :
Jésus rencontre Marie sa mère.

Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. (Lc 2,19)

Parole de Benoît XV :
Vous, ô Vierge Très sainte, comme Vous le fîtes en d’autres temps de terribles épreuves, aidez-nous, protégez-nous, sauvez-nous. Ainsi soit-il.

Prière pour aujourd’hui :
Marie, la maman de Jésus qui nous est donnée comme maman du Ciel, a eu besoin de revoir son fils sur la route du calvaire. Cette attitude de compassion maternelle continue de par le monde, lorsque des personnes innocentes, notamment des enfants, sont victimes des guerres qu’impose le désir de puissance de certains hommes. Ô Jésus, toi qui as permis cette rencontre avec ta mère sur ton chemin de croix, accorde-lui encore de prendre la main de tous tes frères et sœurs qui n’ont comme seul secours que ton amour et ton soutien et qui, ainsi, pourront sentir leur âme être réconfortée par son amour maternel que rien n’égale.

5) Cinquième station :
Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix.

Ils réquisitionnent pour porter la croix, un passant, Simon de Cyrène, qui revenait des champs. (Mc 15,20-21)

Parole de Benoît XV :
Il y a assez de ruines, assez de sang versé, que les belligérants se résolvent donc à entrer dans les voies de paix et à se tendre la main… A voir ces peuples armés les uns contre les autres, se douterait-on qu’ils descendent d’un même Père, qu’ils ont la même nature et font partie de la même société humaine ?

Prière pour aujourd’hui :
Nous avons tous besoin les uns des autres, surtout tenant compte du fait que nous sommes tous frères et sœurs, nés d’un même Père qui nous a, tous, voulus par amour. Mais, comme jadis Jésus a eu besoin de Simon « qui passait par là », il a encore besoin de nous aujourd’hui, à nous qui passons par là, au milieu du chemin de nos frères souffrant l’injustice et le poids des guerres. Seigneur, tu nous dis que ce sont souvent les petits gestes fraternels qui construisent la paix, ouvre nos cœurs, nos yeux et nos mains, à la consolation et à la compassion, à ta suite et en ton nom, pour que le monde soit digne de toi, puisque tu l’as voulu pour ta gloire.

6) Sixième station :
Véronique essuie le visage de Jésus

Il était méprisé… semblable au lépreux dont on se détourne… Pourtant, c’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il été chargé. (Is 53, 3-4)

Parole de Benoît XV :
Le Pontife romain qui tient la place de Jésus-Christ, mort pour tous et pour chacun des hommes, doit embrasser dans sa charité tous ceux qui combattent…Le Vatican n’est pas un tribunal. Nous ne rendons pas des arrêts. Le Juge est en haut.

Prière pour aujourd’hui :
Jésus fait de l’amour le juge de ce monde par le geste compatissant de Véronique, image de tous ceux qui se penchent pour essuyer les larmes des souffrants de ce monde. Il nous demande alors, encore aujourd’hui, d’embrasser de charité tous les hommes, faisant comprendre aux bourreaux qu’ils peuvent encore aimer et aux spoliés qu’ils ne cessent d’être aimés. Seigneur, Toi qui as dit que ce que nous faisons aux plus petits de tes frères, c’est à Toi que nous le faisons, impulse en nos cœurs l’élan charitable de Véronique qui a redonné à ton visage forme humaine, de façon à ce que nous ne puissions jamais désespérer de ta présence auprès de ceux qui souffrent.

7) Septième station :
Jésus tombe pour la deuxième fois.

Il a présenté, avec un grand cri et dans les larmes, sa prière et sa supplication à Dieu qui pouvait le sauver de la mort ; et, parce qu’il s’est soumis en tout, il a été exaucé. Bien qu’il soit le Fils, il a pourtant appris l’obéissance par les souffrances de sa Passion. (Hb 5, 7-8)

Parole de Benoît XV :
Nous déplorons l’accumulation des maux. Nous réprouvons toutes les iniquités commises durant la guerre, en quelque lieu que ce soit… Il y a, sans nul doute, d’autres voies, d’autres moyens que la guerre qui permettraient de réparer les droits, s’il y en a eu de lésés. Que les belligérants y recourent, en suspendant les hostilités, animées de droiture et de bonne volonté.

Prière pour aujourd’hui : Jésus nous a donné sa parole de lumière pour que nous ne tombions pas dans les ténèbres et ses iniquités qu’attise le Prince de ce monde à l’affût de la destruction de nos cœurs. Hélas ! nous préférons parfois la nuit sinistre de la guerre à la clarté bienveillante de la paix. Seigneur, mets en nous la force de ne pas tomber sous le poids du Mal et sois notre force de relèvement et de justice, pour que nous soyons dignes de la confiance que tu mets en nous.

8) Huitième station :
Jésus rencontre les femmes de Jérusalem.

Le peuple, en grande foule, suivait Jésus, ainsi que des femmes. Il se retourna et leur dit : « Femmes de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ! Pleurez sur vous-mêmes et vos enfants ! » (Lc 23, 27-28)

Parole de Benoît XV :
Seigneur, prenez pitié de tant de mères, angoissées pour le sort de leurs fils, pitié de tant de familles, orphelines de leur chef ; pitié enfin de nos malheureux pays que menace une si vaste ruine.

Prière pour aujourd’hui :
Alors que les hommes sont souvent porteurs de guerre, les femmes, épuisées de pleurer époux et enfants tombés sous le poids des armes, sont souvent des vecteurs de réconciliation qui poussent à l’arrêt des conflits. Seigneur, toi qui as fait comprendre aux femmes de Jérusalem angoissées que leurs larmes rejoignaient toute l’humanité blessée par le fait même qu’elles t’ont pleuré, permets que les larmes qui continuent d’être versées de par le monde arrivent jusqu’aux cœurs des hommes, pour que cessent les massacres qui détruisent les familles victimes des guerres.

9) Neuvième station :
Jésus tombe pour la troisième fois.

Reconnu homme à son comportement, Jésus s’est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu’à mourir, et à mourir sur une croix. (Ph 2, 7-8)

Parole de Benoît XV :
Malgré l’amoncellement pitoyable de tant de ruines, malgré les désirs croissants de la paix dans les âmes, malgré les prières de tant de familles en pleurs pour demander la paix, cette guerre désastreuse dure encore… Les nations sont aux prises : faut-il s’étonner si, munies d’engins épouvantables, dus aux derniers progrès de l’art militaire, elles visent, pour ainsi dire, à s’entre-détruire avec des raffinements de barbarie ?

Prière pour aujourd’hui :
On croyait naïvement que la cruauté de la Grande Guerre allait mettre hors-la-loi toute guerre. Il n’en a rien été, malgré les prières pour la paix lancées par l’Eglise, le mal a continué son travail dans le cœur des hommes qui n’ont pas voulu voir que la liberté ne se trouve que dans la vérité du partage et de la fraternité universelle, qui prend tout son sens lorsqu’elle se tourne vers le Père commun. Seigneur, ne permets pas que la guerre soit employée comme moyen qualifié de « juste » pour solutionner les difficultés entre les hommes. Relève-nous vers toi lorsque nous tombons sous le poids de ce péché de haine qui entraîne un amoncellement de ruines.

10) Dixième station :
Jésus est dépouillé de ses vêtements

Les soldats prirent les habits de Jésus ; ils en firent quatre parts, une pour chacun. Restait la tunique, sans couture, tissée d’une seule pièce. Ils se dirent : « ne la déchirons pas, tirons au sort celui qui l’aura ; » (Jn 19, 23-24)

Parole de Benoît XV :
Un jour, au cri suppliant de l’apôtre Pierre : « Sauvez-nous, ô Seigneur, nous périssons », Vous répondîtes, ô mon Dieu, avec pitié, en calmant la tempête de la mer ; de même aujourd’hui, à nos confiantes prières, répondez par le pardon, en rétablissant dans le monde bouleversé la tranquillité et la paix.

Prière pour aujourd’hui :
Les guerres mettent souvent les peuples à nu en les dépouillant de leur liberté, de leur amitié et de leur vie sociale. Des familles sont décimées et des villes réduites à néant par la haine des hommes qui créent des armes toujours plus destructrices. Si le mal règne en ce monde, c’est la nudité totale, mais si c’est Toi, Seigneur, source et accomplissement de tout bien, alors, le monde peut se vêtir de ta vie. Toi qui es notre maison, notre nourriture, notre vêtement de paix, entends-nous lorsque nous crions « Sauve-nous, nous périssons », et habille nos cœurs de ta vérité pour que nous puissions, par toi, habiller le monde d’amour.

11) Onzième station : Jésus est cloué à la croix

Lorsqu’on fut arrivé au Calvaire, on mit Jésus en croix avec deux malfaiteurs, l’un à droite et l’autre à gauche. (Lc 23,32-33)

Parole de Benoît XV :
Attristés par les horreurs d’une guerre qui entraîne dans son tourbillon les nations et les peuples, nous nous réfugions, ô Jésus, dans votre Cœur très aimant comme dans un suprême asile. De Vous, Roi pacifique, nos vœux sollicitent le retour si désiré de la paix.

Prière pour aujourd’hui :
Le pronom « on » que l’évangéliste Luc emploie pour la venue au Calvaire montre l’implication de chacun d’entre nous dans la mort de Jésus lorsque nous refusons son amour. Nous comprenons alors que le péché de guerre commence déjà dans notre cœur quand nous n’aimons pas suffisamment notre frère. Nous le condamnons parfois au nom de ce que nous croyons être la justice mais si nous n’avons pour seule référence que nous-mêmes, nous sommes déjà dans la faute. Seigneur, toi qui n’as pas condamné l’homme qui te cloue à la croix, écoute les prières de tous les innocents de ce monde qui se réfugient en ton Cœur très aimant, et éclaire notre cœur pour que nous soyons à leur côté.

12) Douzième station :
Jésus meurt sur la croix

Jésus, voyant sa mère près de la croix et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils ». Puis il dit au disciple : « Voici ta mère »… Pour que l’Ecriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit : « J’ai soif »… quand il eût pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli ». Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit. (Jn 19, 25-30)

Parole de Benoît XV :
Seigneur, inspirez Vous-même aux gouvernants et aux peuples des conseils de douceur, résolvez les conflits qui déchirent les nations, faites que les hommes se donnent de nouveau le baiser de paix, Vous qui, au prix de votre sang, les avez rendus frères… Et comme cela intéresse souverainement le bien général, c’est un devoir, surtout pour les catholiques qui, par profession, travaillent au bonheur et à la paix de la société humaine, d’invoquer par la prière l’assistance de la divine Sagesse pour les nations voulant la paix.

Prière pour aujourd’hui :
Marie a toujours laissé en elle la divine Sagesse l’assister dans toute sa vie, ce qui lui a permis de tenir dans la douceur, jusqu’au bout de la mission terrestre de son Fils, le Bien-aimé. Elle n’a pas attisé en elle la violence de la vengeance et s’est laissé burinée par la force de l’Esprit saint. A son exemple, et comme un devoir, fais, Seigneur, que nous n’attisions pas la haine face à la haine mais que nous désarçonnions le mal par le bien. Toi qui nous donnes ta mère comme mère du Ciel, comble-nous Seigneur, par sa présence affective et effective, de la grâce de la foi pour poser des gestes de vie là où la mort semble avoir le dernier mot. Tu sais que nous le pouvons, mais nous savons que sans toi, nous ne réussirons pas.

13) Treizième station :
Le corps de Jésus, détaché de la croix, est remis à sa mère.

Le Seigneur s’est penché sur son humble servante. Désormais, toutes les générations me diront bienheureuse, car Il a fait pour moi de grandes choses. Saint est son Nom. (Lc 1, 48-49)

Parole de Benoît XV :
Plus de limites aux ruines et au carnage : chaque jour, la terre, inondée par de nouveaux ruisseaux de sang, se couvre de morts et de blessés… Nous avons adressé une lettre appelant à la paix les belligérants et leurs chefs, elle a été bien reçue avec respect, mais elle n’a pas donné les fruits désirés.

Prière pour aujourd’hui  :
De la croix, le Seigneur adresse un appel à la paix pour tous les hommes lorsqu’il prie le Père de leur pardonner ce mal suprême qui est la mise à mort de l’amour révélé. Les chrétiens sont chargés de transmettre cette paix au monde entier. C’est un défi, mais c’est là leur mission et leur combat qu’ils ne peuvent réaliser qu’en étant en communion avec le Christ, Prince de la Paix. Que Marie, qui s’est penché sur le corps meurtri de son fils, nous aide, par la grâce du Seigneur qui s’est penché sur son humble servante, à être à notre tour, des porteurs de cette paix divine que rien ne peut détruire.

14) Quatorzième station :
Jésus est déposé au tombeau.

Joseph d’Arimathie enveloppa Jésus dans un linceul et le mit dans un sépulcre taillé dans le roc, où personne encore n’avait été déposé. (Lc 23 ,53)

Parole de Benoît XV :
De paisibles citoyens sont entraînés loin de leur foyer, malgré les larmes de leurs mères, de leurs femmes et de leurs enfants ; on voit des villes non fortifiées et des foules sans défense exposées aux incursions aériennes. On voit de tels crimes qu’ils remplissent l’âme d’horreur et de chagrin… Ainsi, pour la paix, le point fondamental doit être qu’à la force matérielle des armes soit substituée la force morale du droit.

Prière pour aujourd’hui :
L’exil, qui est une désastreuse conséquence des guerres, est, pour certains de nos frères en déshérence, comme un tombeau que l’on porte avec soi lorsqu’on a tout laissé pour fuir. L’exil est donc un crime qui entraîne une forme de mort faite d’horreur et de chagrin. La guerre contre l’amour a mis celui-ci au tombeau, mais il se relève car on ne peut tuer l’amour par la haine. Seigneur, ne permets pas que la mort apportée par le péché assèche notre soif d’amour, de paix et de liberté. Aide-nous, par ta grâce, à mettre, non pas l’amour, mais nos armes au tombeau et à bien le sceller pour que jamais il ne puisse être rouvert.

15) Que la fête de la Pâque du Seigneur nous fasse chanter ALLELUIA ! Christ est ressuscité des morts, il a vaincu la mort, il est sorti du tombeau, libre et vainqueur !

Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ? il n’est pas ici, mais il est ressuscité ! (Lc 24, 5-6)

Parole de Benoît XV :
Voici la paix, ce magnifique don de Dieu, Nous nous en réjouissons. Cependant, toute paix est instable, tant qu’une réconciliation inspirée par la charité mutuelle n’apaise point les haines et les inimitiés. Nous supplions les nations de conclure entre elles une paix véritable dans un esprit de bienveillance chrétienne, de contracter une alliance que la justice rende durable… Il faut maintenant obtenir de la Bonté divine qu’elle mette, pour ainsi dire, le comble à ce bienfait donné au monde et qu’elle le mène à sa perfection.

Prière pour aujourd’hui :
Le plus beau jour d’une guerre est le dernier, celui qui permet aux cloches des églises de sonner la joie de la paix tant espérée enfin revenue. Ce jour est un jour de résurrection de la fraternité retrouvée qui a mis à mal la haine. Dieu n’a jamais abandonné les hommes de bonne volonté qui ont travaillé pour que cette paix advienne comme un don de sa miséricorde inépuisable. Mais la paix n’est possible que si elle est davantage qu’une absence de guerre. Il importe de nous tourner vers le Prince de la Paix pour que sa Bonté divine habille la paix des hommes de sa propre paix éternelle, qui est une sûre victoire sur les forces des ténèbres que le Diable, ennemi de la Paix de Dieu, ne cesse de vouloir attiser dans le cœur des hommes. Seigneur, tu sais que l’homme n’est pas fait pour la guerre puisque tu l’as créé « très bon » et en paix avec toi. C’est pourquoi, unis à Marie, Mère de la paix du cœur, nous te demandons que le don de ta résurrection illumine en nous la volonté de te suivre dans la Joie parfaite qui n’existe qu’en Toi. ALLELUIA ! AMEN !

Les paroles du pape Benoît XV, publiées durant la Grande Guerre, sont extraites des actes de Benoît XV, édités par la Bonne Presse, à Paris en 1924. Ces extraits sont repris dans le livre du père Jean-Yves DUCOURNEAU « Dieu dans les tranchées » publié aux éditions des béatitudes, en 2018.

Les prières pour aujourd’hui sont composées par le père Jean-Yves DUCOURNEAU.

Chemin de Croix mis en page par le Père Jean-Yves DUCOURNEAU
Aumônier militaire catholique de Saint-Maixent l’Ecole
Semaine Sainte 2018