Ça se dispute !

Ça se dispute !

N.B. Tout nouveau sujet de dispute sera le bienvenu. Envoyez-le nous ! Il sera l’objet d’une chronique.

Drôle façon de s’exprimer, incorrecte : on se dispute, oui, mais on ne dispute pas de quelque chose. On discute plutôt de la chose.

Nous allons quand même dire : « Ça se dispute », même si ce n’est pas français !

Pourquoi ?

Si on connaît les disputes dans les ménages ou sous les préaux, on ne sait peut-être pas que la « dispute » (disputatio) était, dans les universités médiévales un acte philosophique et théologique important. Disputer d’une chose signifie la questionner, avec véhémence s’il le faut, voir les arguments de ceux qui sont contre, puis ceux qui sont pour, et risquer sa propre réponse. On arrive ainsi à faire advenir la vérité, qui d’emblée n’est pas évidente. Evidence ou pas, il faut faire la vérité : c’est une exigence qui qualifie l’humanité de l’homme. Ce devoir de vérité ne peut pas être accompli seul, sans l’« entre-tien » avec les autres. La disputatio était une recherche de la vérité à plusieurs, d’où son inestimable valeur.

Nos disputes pourraient tourner autour du thème de la violence. Celle-ci est omniprésente, elle s’affiche partout, mais elle est aussi tapie sournoisement à l’intérieur même de notre esprit, prête à bondir à l’extérieur. On se demande même si elle n’est pas dans notre nature d’homme.

À la prochaine Newsletter, je vous proposerai une première dispute :

Peut-on parler d’amitié en politique ?

Notre pape dans sa dernière encyclique « Tous frères » le pense. Cela n’a rien d’évident !

La politique n’est-elle pas le lieu des oppositions, des conflits, des « luttes », sans parler des injures, ou travestissements de la vérité (fake news). Donc, que penser ? Disputons-en… sans violence évidemment !

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