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Ascension 2025
La Parole de Dieu de ce jour insiste : ce n’est pas vers le ciel qu’il faut regarder ! Pourtant, les deux symboles de notre foi attestent clairement, pour expliciter le Mystère célébré en ce jour, que Jésus est monté « au ciel » mais aussi qu’il « est assis à la droite du Père ». Cette dernière expression peut d’ailleurs nous surprendre, car elle n’est pas présente chez Saint Luc, l’auteur dont nous venons d’entendre la fin de l’Évangile et les Actes.
Que signifie que le Seigneur soit « assis » à la droite du Père ?
Si la résurrection nous a donné de rencontrer Celui qui est debout, le voici assis, comme installé. Il siège, c’est-à-dire il est sur son trône. Dieu règne à jamais ! Il règne sur le monde, sur la création toute entière.
Par ailleurs, ce moment n’est en rien « un retour à l’envoyeur », mais une manière de saisir que, désormais, le ciel et la terre sont reliés ! Toute la création
Enfin, assis à la droite de Dieu, il est le « prêtre par excellence » comme nous l’avons entendu dans la lettre aux Hébreux (He 9, 11), c’est-à-dire le médiateur par qui toute la création prend son sens.
Dès lors, on comprend mieux pourquoi ce n’est pas vers le ciel qu’il faut regarder : Dieu est monté, mais c’est autant sur terre qu’au ciel que son œuvre se poursuit (cf. Notre Père). Rester les yeux rivés sur le ciel, ce serait refuser de reconnaître l’œuvre de Dieu qui, mort et ressuscité pour nous, donne sens à toute la création.
Remarquez d’ailleurs, que le Fils bénit les disciples puis se sépare d’eux. Ce geste rappelle celui de la création qui, après avoir séparé la lumière d’avec les ténèbres (Gn 1, 4), les eaux de la terre sèche (Gn 1, 9), le jour de la nuit (Gn 1, 14) ; Dieu sépare les différentes espèces vivantes (Gn 1, 21.24-25). Dieu met une sorte de distance avec nous, après cette nouvelle création instaurée par sa résurrection. Ressuscité, Jésus inaugure un temps nouveau où il n’est plus au milieu de nous mais… en nous ! Voilà pourquoi il n’est plus utile de regarder le ciel, ni même la terre, mais de voir comment l’un et l’autre sont « demeures » de Dieu.
Reconnaître que toute créature et que toute la création sont cette « demeure » de Dieu, c’est reconnaître l’urgence d’un soin apporté à chacun. Je sais bien que chacun saisit parfois à son seul profil le sens de cette attention à autrui. L’individualisme latent ne permet plus d’entendre que cette reconnaissance de la présence de Dieu en chacun de nous, doit nous interdire que l’homme soit un loup pour lui-même. Prendre soin de créatures et de toute la création, c’est donc reconnaître que cette présence de Dieu est si forte que rien ne peut la réprouver ni l’annihiler.
Ascension rime avec mission. Et notre mission de disciples du Christ, c’est donc de le reconnaître vivant parmi les vivants. Ici et maintenant. Vous connaissez sans doute cette histoire du crayon de papier et de la gomme qui se chamaillent. L’un reproche à l’autre d’effacer son travail… jusqu’à ce qu’ils s’accordent sur le fait que l’un et l’autre sont utiles : il faut des gens pour écrire de belles choses, et d’autres pour effacer le mal. Quelle que soit notre attitude aujourd’hui, soyons ces disciples-missionnaires qui œuvrons pour que Dieu règne à jamais en nous et tout autour de nous.
Amen
P. Julien DUPONT


