Une affaire d’héritage ! (ou le jeune homme riche)

Une affaire d’héritage !

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Le jeune homme riche, que nous présente le narrateur Markos (St Marc)(10, 17-22), est un personnage totalement cohérent avec lui-même, mais tellement incohérent dans sa relation à Dieu.

De fait, le jeune homme est très cohérent avec lui-même : voilà quelqu’un qui a belle allure – plein de lui-même - esprit fort – Pratiquant une morale extérieure plus qu’une vie spirituelle – Pratiquant la morale surtout aux yeux des autres, car pour le pharisien, les autres, ce sont des admirateurs.

C’est ainsi que flatteur, le jeune homme riche s’adresse à Jésus de Nazareth : " Bon maître". Yéshoua (c’était son nom) le regarda et se mit à l’aimer (Mc 10, 21). Le regard du Christ - Le regard de la miséricorde. Yéshoua l’aima comme il aimera Judas, celui qui un jour le trahira lamentablement – pour 30 pièces d’argent.

Le jeune homme, avec assurance, s’adresse au Christ : « Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? »

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Son langage le trahit : « avoir en héritage ». Il est pour le moins bien ancré dans les affaires. Lui qui est tellement habitué à brasser les affaires de la finance, à contourner la loi pour détourner les héritages, pense que le Royaume de Dieu sera une affaire d’héritage.

L’homme en proie à l’argent a des réactions humainement ridicules souvent. Aujourd’hui encore, qu’est-ce qui fait mieux courir les gens que l’argent ?

En fait, cet homme riche, qui est bien de chez nous, ne pose pas sa question pour connaître et mener une vie plus spirituelle, mais pour posséder davantage : « Que dois-je faire pour avoir « en héritage » la vie éternelle ? »

Le jeune homme est tout à fait en cohérence avec lui-même.

Le jeune homme riche n’est pas en cohérence avec le prophète Yéshoua : « Va, vends ce que tu as, donne-le aux pauvres. »

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La remarque du Christ arrive, inattendue pour cet homme d’affaires. Très certainement notre client doit se dire que ce Yéshoua n’est pas très commerçant.

« L’homme s’en va tout triste » nous dit le reporter Marc. Et pour cause, il est déshérité pour la vie éternelle – non, le prophète Yéshoua ne l’intéresse pas. Et il s’en va, en pensant à sa petite personne, rajustant son petit chapeau, comptabilisant ses placements financiers.

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Il faut savoir qu’une fois enfermé dans le matérialisme de l’argent, il est bien difficile d’en sortir. On ne se dégage pas comme on veut du matérialisme de l’argent car, dans ce cas, ce n’est pas l’homme qui possède l’argent, c’est l’argent qui possède l’homme.

Ainsi le jeune homme riche n’est pas en cohérence avec Yéshoua de Nazareth, en cohérence avec Dieu.

Les disciples, témoins de la scène, devant l’exigence du Christ, se demandaient : « Mais qui donc peut être sauvé ? »

Yéshoua de répondre : « A l’homme, il est impossible de se sauver, mais tout est possible à Dieu. » Le salut n’est pas une œuvre humaine ; le salut ne s’achète pas, avec de bonnes intentions, même au prix d’une bonne morale.

Le salut ne vient pas de nous, le salut nous vient de Dieu, par son envoyé Yéshoua Christ. Et Saint Augustin d’ajouter : « Le désir même du salut est un don de Dieu. »

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« Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné son Fils unique. Ainsi tout homme qui croit en Lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. » Jn 3, 16

Père Joseph GUILBAUD

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