Message de Pâques 2013

La véritable espérance de Pâques est humble

A la cathédrale comme dans beaucoup d’églises dans le monde, des adultes et des jeunes sont devenus chrétiens durant la nuit de Pâques.
Au cœur de l’obscurité, ils ont affirmé leur foi.

Le chemin de Jésus-Christ est celui du dimanche de Pâques, celui qui s’efforce de dire la vie malgré tout.
Cependant, ne nous y trompons pas, si ce chemin annonce une espérance, c’est une espérance modeste, humble, qui peine à se faire reconnaître. Au matin de Pâques, Jésus doit aider ses disciples, Marie-
Madeleine, les apôtres, à le reconnaître.

La joie de la résurrection

Bien sûr que les chrétiens doivent chanter avec joie la
résurrection du Seigneur, comme le firent les Hébreux
lors de la sortie d’Egypte et de la traversée de la Mer
rouge. Lorsque la vie est bouleversée, changée,
convertie, on ne peut se taire. En même temps la
véritable espérance de Pâques est modeste, elle est humble. L’humilité, cette vertu qui a était
remarquée et soulignée dans la personne et la manière d’être du Pape François, n’est pas
seulement, et n’est pas d’abord une attitude morale. L’humilité est la manière juste de
témoigner de la foi chrétienne, de rendre compte de l’identité de Jésus et de son Père.

Une porte ouverte

Ceux qui décident de devenir chrétiens ont rencontré cette Eglise-là, une Eglise qui ne
cherche en rien à mettre la main sur eux. Elle parle de Jésus-Christ et non pas d’elle-même ;
elle tient la porte ouverte à ceux qui veulent entrer, tout comme elle doit la garder ouverte à
ceux qui veulent sortir.
Ce que vient de vivre l’Eglise catholique, la renonciation du Pape Benoît XVI, l’élection du
Pape François, et la manière dont l’un et l’autre se présentent comme des serviteurs, l’appelle
à cette attitude, à ce chemin d’humilité.

Message de Pâques 2013
Poitiers, le 30 mars 2013
+ Pascal Wintzer
Archevêque de Poitiers