2013-07-07 La moisson est abondante…

Dimanche 7 juillet 2013. 14ème du temps ordinaire, année C.
 
Luc 10, 1à 12. 17 à 20.
 
Mission des 72 disciples. Gouache de James Tissot, vers 1890.
Saint Louis-Marie, terre cuite, par Philippe de Sagazan. Eglise de Celles. 2012.
 
 
Dans le cadre d’un paysage de Palestine, hautes collines parsemées de villages, une scène toute simple : Jésus, tout vêtu de blanc, est debout sur un petit monticule. Il impose les mains aux disciples agenouillés devant lui, qu’il envoie en mission, deux par deux, sans bagages, avec seulement leurs bâtons de voyageurs.
 
L’envoi des 72 disciples en mission est propre à l’évangile de Luc.
72 est le chiffre de l’universalité des nations. Les équipes de deux partent dans toutes les directions. Certains sont déjà loin, d’autres attendent leur tour derrière Jésus. Le fait d’être deux par deux les conforte dans leur mission et donne aussi valeur juridique à leur témoignage. Ils reviendront tous dans la joie d’une mission réussie.
 
La représentation de James Tissot se veut très réaliste, trop sage peut-être pour exprimer l’élan missionnaire de cet événement. Ce dynamisme est par contre souligné dans la figure de saint Louis-Marie Grignon de Montfort, nommé « missionnaire apostolique » par le pape Clément XI en 1706.
 
Le missionnaire apostolique est plein de mouvement, cape au vent, lancé dans sa marche en avant, visage tendu. Il tient en main le livre de la Parole qui l’inspire, mais son regard le dépasse, va plus loin. Il tient en main le bâton du marcheur, surmonté de la croix du Christ, avec le chapelet de sa dévotion à Marie.
 
C’est ainsi qu’il parcourt à pied les routes de notre région : sans argent, abandonné à la Providence. Il invite les prêtres qui le rejoignent à prêcher sans crainte, avec simplicité et avec vérité, « n’ayant que Dieu seul en vue, sans intérêt que celui de sa gloire, et en pratiquant les premiers ce qu’ils enseignent aux autres ».
 
 La moisson est abondante…
Priez donc le maître de la moisson
 
d’envoyer des ouvriers pour sa moisson.
 
Père Jacques Lefebvre