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Ces paroisses qui donnent un second souffle au caté

Ces paroisses qui donnent un second souffle au caté

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Avec le « catétandem », le diocèse d’Albi, dans le Tarn, espère avoir trouvé une solution durable à l’impossibilité, pour de plus en plus de parents, d’emmener leurs enfants au « caté ». « Catétandem, parce qu’une roue pour l’enfant, une roue pour la famille », résume Agnès Poinsot, responsable de la catéchèse du diocèse, pour désigner une initiative qui devrait être testée prochainement dans une petite commune rurale. Cette solution permettrait aux parents de dispenser eux-mêmes, via notamment un ingénieux système de suivi par mail, cet enseignement religieux à leurs enfants.

Partout en France, des dizaines d’initiatives comme celle-ci s’apprêtent à arriver à maturation. « La baisse de la fréquentation des enfants au catéchisme est, certes, l’une des causes de leur réveil, mais l’Église ne s’est jamais endormie sur le sujet  : elle a toujours eu à cœur de relancer l’élan de cet enseignement », argumente Pauline Dawance, directrice du Service national de la catéchèse et du catéchuménat (SNCC). Ce service de la Conférence des évêques de France (CEF), a publié le 28 septembre un rapport établissant que seuls 17,4 % des enfants du CE2 au CM2 étaient catéchisés, au cours de l’année 2015, dans l’un des 34 diocèses ayant fourni des informations (lire ci-contre).

« Malgré cette baisse, les diocèses maintiennent une dynamique positive, en réinventant constamment le modèle de la catéchèse », souligne encore Pauline Dawance. « Et si la réforme des rythmes scolaires, lancée en septembre 2013, a bien accentué son déclin, elle a également poussé les paroisses à partager de plus en plus leurs expériences pour tenter de résoudre le problème », poursuit la directrice du SNCC, se faisant l’écho de plusieurs initiatives mises en lumière dans l’enquête, et qui se répandent de paroisse en paroisse.

Parmi elles, deux grandes tendances semblent se dégager. Il y a d’abord celles qui misent sur la rencontre et le dialogue. À l’image du « catétandem », qui aspire à renouer le dialogue familial, la communauté paroissiale de Romans-sur-Isère, dans le diocèse de Valence, a fait le pari de la rencontre intergénérationnelle (lire La Croix du 3 avril). Un soir par semaine, des retraités se mobilisent pour accueillir les enfants à la sortie de l’école. Autour d’un goûter, ils partagent un temps de catéchisme et de soutien scolaire.

Rebaptisé « Kidcat », ce rendez-vous hebdomadaire « a aussi permis de rejoindre des enfants qui n’étaient pas catéchisés », se réjouit l’enquête du SNCC. Pour Isabelle Freiche, animatrice relais de la paroisse, c’est même un franc succès, après seulement un an d’existence. « Le bilan de ce projet est extrêmement positif, puisque les effectifs d’enfants inscrits ont quintuplé  : ils étaient 20 à la rentrée 2015, 50 à la fin de l’année, et ils sont aujourd’hui une centaine », s’enthousiasme-t-elle.

Même constat dans d’autres diocèses, qui ont préféré privilégier des temps forts, plus ponctuels, pour pallier la difficulté des enfants de concilier « caté » et école avec la réforme des rythmes scolaires. C’est le choix qu’a fait le diocèse de Soissons, dans l’Aisne, en proposant à 35 enfants de participer pendant trois jours, en février, à une école de prière chez les religieuses trinitaires de Cerfroid. « L’année dernière, nous avons enregistré tant de demandes que nous avons dû refuser du monde  : cette année, nous envisageons donc de fonder une deuxième école de prière », avance Christine Tune, déléguée du service diocésain de la catéchèse, qui anime bénévolement ce groupe.

À Perpignan, dans les Pyrénées-Orientales, c’est le « KT vacances », temps fort pendant les congés scolaires, qui a su se forger très rapidement une notoriété au sein des paroisses avoisinantes (lire La Croix du 18 février 2015). « Cette initiative est de plus en plus reconnue  : nous devons désormais limiter le nombre de places à 60 enfants », précise Laurence Léger, responsable diocésaine de la catéchèse. Et si à Cambrai, dans le Nord, le nombre d’enfants participant au pèlerinage annuel de Lisieux, organisé par le diocèse, « varie d’année en année » selon une accompagnatrice régulière du voyage, « on arrive, au moins, toujours à remplir un bus  ! ».

Malo Tresca

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